Cameroun – Tensions sociales: Le CPP condamne l’affrontement entre militaires et la population à Maga

Le parti de Kah Walla déplore les incidents qui ont causé la mort d’un jeune dans cette localité de l’Extrême-nord. La formation politique exige des sanctions pour les fautifs.

En plus des attaques à répétition du groupe terroriste Boko Haram, l’Extrême-nord, la région doit faire face à des affrontements entre forces de défense et la population. La Nouvelle Expression (Lne) du 23 octobre indique qu’«il y a eu de violents affrontements le mercredi 21 octobre 2015 entre des militaires et des jeunes de la localité de Maga, dans le département du Mayo Danay, dans la région de l’Extrême nord».

Ces affrontements qui ont fait un mort selon Lne, auraient été provoqués par des jeunes militaires. C’est du moins la position du Cameroon’s people party (Cpp). Dans un communiqué rendu public à cet effet, la formation politique que dirige Edith Kah Walla écrit «la résistance de certains jeunes à la tentative de racket initiée par les nouvelles recrues de l’armée stationnées dans la ville. Cette résistance a entrainé des altercations ayant conduit à des tirs sur la population».

Aussi la présidente du Cpp regrette-t-elle «vivement la mort d’un jeune compatriote et les dégâts matériels causés par la réaction des populations à cette mort». La candidate à l’élection présidentielle de 2011, désapprouve «tout acte qui n’est pas de nature à construire la confiance et faciliter la collaboration entre les forces de défense et les population» et rappelle que dans la conjoncture actuelle de lutte contre le terrorisme, il est plus que jamais nécessaire de veiller au respect des droits et libertés des citoyens, gage de leur collaboration pleine et entière dans l’éradication de Boko Haram».

En exigent que les coupables soient punis, Kah Walla mentionne que «Des militaires sans formation éthique et civique sont des bourreaux en puissance pour les populations. Dans la phase actuelle, il est plus qu’important d’éviter toutes représailles contre les populations et travailler au retour au calme», rapporte le journal.