Cameroun Sports, en finale du Championnat de volley-ball

Le club s’est qualifié pour les finales en dames et messieurs de même que Bafia et Fap, le week-end dernier.

Cameroun Sports volley-ball (CSVB). Un nom peu connu dans l’univers du volley-ball local. Le palmarès de l’équipe affiche vierge. Pourtant, cette année, CSVB disputera les finales du championnat national de la discipline le 17 octobre prochain au palais polyvalent des Sports de Yaoundé en dames et messieurs. Au gymnase de l’Ecole nationale supérieure des travaux publics, le week-end dernier, le club a décroché sa qualification pour la finale du championnat après les play-offs. A l’issue de douze rencontres sur trois jours, Bafia Volleyball Evolution (24 points) défendra son titre face à CSVB (20 points) chez les dames. L’affiche messieurs prévoit un tonitruant CSVB (27 points) -Fap de Yaoundé (19 points), tenant du titre. Pour CSVB, pas question de manquer le coche de cette première finale.

Lavoisier Yende, entraîneur des messieurs, compte monter au filet avec toute la rigueur du monde. Disputer une finale de championnat est une « fierté. Et nous allons nous préparer en conséquence », rassure-t-il. Cette saison, l’équipe a donné du fil à retordre aux Spartiates de Fap notamment, terminant le championnat sectoriel invaincu. Il a fallu attendre le Final Four pour voir l’équipe chanceler devant la jeune équipe d’Oxygène de Douala avec un cinglant 3-0. Un score qui fait réfléchir et entraîne même la perte d’assurance dans les rangs de CSVB, trois ans seulement après sa création. Le club, syncrétisme de joueurs venus de l’explosion de certaines équipes, compte aussi en son sein, d’anciens professionnels comme Olivier Mefani Nongni dit Zonzon.

Chez les dames CSVB, on a remis en cause la formule du championnat mais tout le monde a fini par s’y faire. Si Agnès Mpon, joueuse du club depuis sa création en 2010, n’est pas surprise de se retrouver en finale, le public, lui, l’est. C’est que, chemin faisant, le groupe emmené par Guy René Atangana a bien grandi. La dizaine d’apprenantes à la création et quelques joueuses formées, a laissé place à un groupe mature. Et pour la finale, « on ne se prend pas la tête. Nous sommes les petits dans la cour des grands. Avec notre travail, on fera les derniers réglages tactiques pour aller chercher le trophée de champion. Je crois que cette année peut être la nôtre », affirme Agnès Mpon.

Seules huit équipes prenaient part à ce Final four dont quatre en dames (CSVB, BVBE, Injs et Fap) et autant en messieurs (Oxygène de Douala, CSVB, BVBE et Fap). Si le niveau de jeu était moyen, l’on commence à s’accommoder à une équipe d’Injs en perte de vitesse.