Cameroun: Soupçons d’escroquerie foncière à la Maetur

Plusieurs approches organisationnelles du secteur de l’habitat se sont succédé, avec des résultats mitigés, depuis l’indépendance du Cameroun.

La Mission d’aménagement des terrains urbains et ruraux (Maetur), entreprise publique, est chargée de viabiliser et de commercialiser des terrains divisés en lots sur toute l’étendue du territoire national. Mais la réalité semble ramer à contrecourant. Selon les textes en vigueur, les parcelles ainsi aménagées peuvent s’acquérir de deux manières : par paiement au comptant et par paiement échelonné sur un an maximum. Cette disposition s’applique aux acheteurs ne disposant pas de la totalité de la somme requise (paiement de 30, 40 ou 50% de la somme, le reste échelonné sur un an selon les disponibilités).
Dans les faits, les responsables de la Maetur, dont certains occupent encore de hautes fonctions au sein du gouvernement, ont institué des méthodes floues, s’appropriant en outre, et impunément, des terrains appartenant à des citoyens autochtones.  D’où des soupçons répétés d’escroquerie foncière. Dans les 10 régions du pays, la pratique de la double vente est régulièrement dénoncée.