Cameroun – Sécurité routière: Ces acteurs de la prévention qui sauvent des vies

Généraux, colonels, capitaines, adjudants et gendarmes contribuent à limiter au quotidien le nombre de victimes d’accidents routiers.

Leur travail de titan passe souvent inaperçu, mais on les voit chaque jour sur nos grands axes routiers où, à longueur de journée, ils sensibilisent, traquent et sanctionnent ceux qui sèment la mort sur les routes par leur incivisme. Grâce à cet inlassable travail de sensibilisation et de répression, au besoin, la gendarmerie nationale contribue à diminuer considérablement le nombre d’accidents de la circulation et, partant, à sauver des milliers de vies humaines.
Localité de Ngoung sise à 76 km de Yaoundé et à 15 km de Boumyebel sur la nationale n0 3 Yaoundé – Douala ce samedi 24 octobre 2015. Les équipes chargées de la prévention routière de la gendarmerie nationale ont installé leur poste de contrôle ici. La circulation est moins dense. Pour autant les hommes du Lieutenant Modeste Dassi sont sur le qui-vive. 49 cas d’excès de vitesse au marqouir.  Aucune voiture ne passe les mailles du filet déployé. Tous les véhicules et leurs passagers sont contrôlés et fouillés, pied à terre. Postés deux kilomètres plus loin, les radaristes épient et traquent les moindres dépassements de la limitation de vitesse : 60 km/h, pas plus. Tous les contrevenants sont repérés, signalés et arrêtés au poste de contrôle. C’est l’adjudant-chef Salomon Sanding qui se charge de leur notifier leur infraction, preuve à l’appui. Les contestations fusent de partout, surtout que la lourde pénalité de 25 000 Fcfa à débourser fait mal aux portefeuilles. « Je m’occupe également du volet sensibilisation, car, rappelle le chef Sanding, notre objectif est d’abord de faire prendre conscience aux usagers des dangers auquel les expose l’excès de vitesse. Ce n’est pas l’argent des pénalités, précise-t-il, qui nous intéresse, nous voulons sauver des vies humaines ».

C’est dans le même dessein que les fouilles au corps et de l’intérieur des véhicules sont systématiques. Rien n’est négligé par le Maréchal des Logis chef Abdoulaye. Il faut s’assurer que les passagers ne sont pas armés ou qu’ils ne dissimulent pas une bombe. La sécurité pour le bon déroulement de toutes ces opérations est assurée par le gendarme Major Mbenda qui régule la circulation pour éviter tout bouchon.

Le même dispositif de contrôle est mis en place une trentaine de kilomètres plus loin dans la localité de Sombo. Un poste de coordination est mis en place supervisé par la Capitaine Bayengue. Le Margi chef Asanga est chargé de prendre en chasse les usagers qui refusent d’obtempérer. Sa moto est suffisamment rapide pour dissuader les plus récalcitrants. Les irréductibles sont arraisonnés, conduits au poste et pénalisés doublement pour refusc d’obtempérer. Le bilan que dresse la capitaine est plutôt rassurant : les cas de pneus usés, port de ceinture de sécurité se raréfient grâce à la sensibilisation. Mais les excès de vitesse sont encore légion ici. D’où cet appel du pied du colonel Divine Ekongwesse, Inspecteur général général de gendarmerie, qui invite les usagers à s’impliquer dans la prévention. En même temps qu’il se félicite du renforcement des capacités dont ses hommes ont bénéficié de la part des français.