Cameroun – Santé: 3,2 milliards de FCFA pour construire 25 centres de traitement des déchets hospitaliers dangereux

25 districts de santé seront bientôt dotés chacun d’un centre de traitement des déchets hospitaliers dangereux.

En effet, le Chef de l’État, par le décret n° 2017/409 vient d’habiliter le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), à signer un accord de prêt de 3,2 milliards de FCFA, pour le financement du projet de gestion des déchets hospitaliers dangereux, phase I, dont 25 districts de santé sont concernés.

«Un texte important qui, au-delà du montant alloué, vient rappeler à la communauté nationale que ces déchets, bien que n’étant pas essentiellement issus des hôpitaux, des laboratoires d’analyses médicales, des cliniques privées, des centres de recherche ou encore ceux produits pendant les campagnes de santé publique comme les campagnes de vaccination, sont également concernés et doivent avoir un traitement particulier», commente Cameroon Tribune en kiosque ce mercredi.

Il faut rappeler que sont dit déchets médicaux dangereux, ceux issus des activités de soins prodigués dans les différentes structures médicalisées, les hôpitaux et autres. Ces déchets sont généralement classés en deux catégories principales, selon leur degré de dangerosité.

D’une part il y a les déchets médicaux assimilables aux déchets ménagers comme les emballages, donc sans risque direct pour la santé des personnes et de l’environnement, et d’autre part les déchets représentant un risque infectieux ou sanitaire. Il s’agit de ceux liés aux actes de soin (compresses, seringues, aiguilles, bistouris), ceux d’origine humaine (urine, sang, animaux de laboratoire), des produits chimio-thérapeutiques (antiseptiques, sérums, vaccins), des réactifs de laboratoire et de radiologie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande le traitement des déchets par incinération à minima 800°C. Selon le quotidien gouvernemental, dans le cas de nos formations hospitalières, c’est chacune qui trouvait les voies et moyens, pour ne pas dire se débrouillait, pour le traitement de ses déchets. Avec tous les risques infectieux et de protection de l’environnement encouru.