Cameroun – Révélations: Samuel Eto’o en passe d’écrire un livre ?

Dans une interview accordée à Bbc Afrique, l’ex-capitaine des Lions revient sur son combat avec « les autres » dans la tanière.

Malgré son titre de meilleur buteur du championnat turc avec huit buts au compteur, Samuel Eto’o n’a pas été rappelé au sein de la tanière. L’ancien capitaine des Lions indomptables fait donc toujours partie des « bannis » de l’équipe nationale du Cameroun malgré, l’arrivée d’un nouveau staff technique. Dans une interview accordée à la chaine britannique Bbc Afrique, l’ancien international camerounais n’a pas manqué d’évoquer ses derniers jours au sein de l’équipe nationale, tout comme le Mondial raté des Lions au Brésil, qui a coïncidé avec son départ de la tanière.
« J’ai essayé. J’ai vraiment essayé ! J’ai compris qu’il fallait que je me concentre plutôt à la fin de ma carrière et au début de ma future autre carrière. Moi j’ai décidé de rester à ma place, d’accepter qu’on m’insulte. Mais je connais la vérité, et ça me réjouit. Et je suis d’autant plus heureux, parce que si je n’avais pas essayé de changer les choses, je serais très triste car, je n’aurais pas accompli toute ma mission », a-t-il déclaré.

Le numéro 9 camerounais se souvient également des combats qu’il a dû mener avec « les autres ». « Quand vous essayez de changer quelque chose pour le bien de tout le monde et que vous voyez que les autres refusent délibérément de comprendre, alors vous vous dites vouloir même vous diaboliser. Parce que j’ai tout entendu, j’ai tout vu. Des choses se sont passées de manière incroyable. Mais je garde tout ça pour un jour, si je décidais d’écrire mon livre, apporter ma vérité », annonce-t-il.
Samuel Eto’o ne cache par ailleurs pas ses frustrations : « J’ai joué pour notre continent, j’ai joué pour l’un des meilleurs pays en Afrique qui est mon pays, le Cameroun. J’ai défendu le Cameroun corps et âme avec tout l’amour, toute la passion possible, tous les dangers possibles. J’ai essayé autre chose, même si c’est difficile », reconnaît-il.