Cameroun – Répression: Le Redhac exige la libération sans conditions de l’opposant Maurice Kamto

Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale demande par ailleurs l’ouverture d’une enquête judiciaire pour punir les responsables du vandalisme des représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger.

« Libération immédiate et sans conditions de Maurice Kamto et de toutes les personnes ayant fait l’objet d’arrestations arbitraires, d’enlèvements et de séquestrations suite à des marches pacifiques ». C’est l’une des exigences formulées le 29 janvier dernier par Maxilliernne Ngo Mbe, directrice exécutive du Redhac. Au cours d’un point presse marquant la rentrée de ses activités, le Redhac s’est s’insurgé contre une violation flagrante et persistante des droits humains et des libertés au Cameroun.

L’ONG de défense des droits humains condamne la barbarie infligée par les forces de maintien de sécurité aux militants et leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, à la suite de la marche pacifique initiée par ce parti politique le 26 janvier dernier pour condamner le « hold up électoral », le retrait de la CAN 2019, la crise anglophone… Comment expliquer la brutalité des forces de sécurité alors qu’il s’agissait seulement d’une manifestation pacifique pour exprimer les points de vue d’un parti politique dans une démocratie ? S’interroge le Redhac, qui accuse le Cameroun de piétiner ses propres lois, traités et conventions régionaux et internationaux librement ratifiés.

Arrêté le 28 janvier à Douala et transféré à Yaoundé avec ses proches du parti, Maurice Kamto est accusé depuis le 30 janvier d’insurrection, rébellion en groupe, trouble à l’ordre public, association de malfaiteurs, incitation à la haine…Toutefois, rassure Maximillienne Ngo Mbe, « le Redhac ne baissera jamais la garde dans la longue lutte pour la protection et la sécurité des défenseurs et activistes, la conquête des libertés fondamentales et la consolidation des institutions démocratiques ». Parallèlement, le Redhac condamne les actes de vandalisme et pillage dans certaines représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger (Paris, Berlin…), et exige l’ouverture d’une double enquête parlementaire et judiciaire pour  punir les auteurs de ces actes.