Cameroun, région de l’ouest : le gouverneur pense qu’il a « bluffé les populations », le nom de Chantal Biya est passé par là

Ce 22 juin 2017, dans le cadre de sa tournée économique dans l’arrondissement de Bangangté, Ama Fonka Augustine est revenu sur l’une de ses adresses qui a suscité un tohu-bohu où l’on pourrait lui coller l’épithète démagogue. Que non…
Le Gouverneur a remis au gout du jour, son discours du 25 avril 2016 relatif à la cérémonie de la pose de la première pierre du stade omnisport de Bangangté, annoncé précédemment être construit au lieu dit Nentah sur fonds propres de la Fécafoot. Le boss estime que la Fécafoot mène tout le monde en bateau. Il entend engager son autorité aux fins de voir clair sur ce dossier qui fait tant jaser.
Tout comme lui, les populations de la Commune de Bangangté triomphaient déjà du joyau architectural même sans l’avoir vu sortir des terres. Bien plus, dans son allocution de circonstance, le Gouverneur faisait l’annonce de ce que le chantier mettrait seulement 6 mois. Et Célestine Ketcha, maire de Bangangté très agitée pendant la cérémonie, l’avait déjà baptisé « stade omnisport Chantal Biya ». Ce jour, elle a invité un gratin de journalistes qu’elle contrôle, de relayer l’information tout en insistant sur l’amour par intérêt qu’elle a envers la première dame. Aujourd’hui, les arbustes poussent bien de ce côté. A la dernière minute, les autorités communales qui ont fait volte-face, reviennent sur l’ancien stade municipal qui devait servir de site de construction de l’hôtel de ville. Même là, le chantier a tout l’air d’un champ de ruine où habitent des apprentis sorciers.

Clash Awa Fonka-Tombi A Roko?

L’homme épris de dignité, s’est dit voir voler en éclat, son sens de respect très élevé de la parole donnée. C’est l’une des rares fois, que le N0 1 de la Région du soleil couchant sorte de sa crapaudine. Les journalistes et sectoriels qui constituaient sa délégation dans sa tournée économique, ce 22 juin 2017 dans le département du Ndé l’ont témoignés. Et pour cause : les travaux de réhabilitation du stade municipal de Bangangté sont aux arrêts depuis 2 mois. A la question du Gouverneur de savoir « pourquoi ? », les responsables du chantier disent qu’ils n’attendent que le retour de la Russie du tout-puissant Tombi A Roko Sidiki pour que leur ciel s’éclaircisse. La réponse désinvolte et empreinte de légèreté du chef des travaux, n’e l’a pas laissée indifférent. Exactement comme si l’argent sortait des poches de Tombi A Roko. Pourtant, Prime Protomac est bien l’adjudicataire du marché. Où est la lettre commande ? Aucune réponse. « Il faut une enveloppe globale de plus de 783 millions », tout tremblant, voila ce que le chef des travaux a pu dire.
Sur le chantier, l’on peut apercevoir quelques amas de fer et des chaises en plastiques devant servir à la pose des gradins. Les murs de la tribune A détruits, ont été reconstruits jusqu’au niveau des chainages. La tribune B en face, aussi entièrement détruite, médite son sort dans ses détritus de briques de parpaings. L’espace à construire étant entouré des planches d’eucalyptus déjà rongées par des termites et autres bestioles. L’on nous apprend que le chantier est gardé par les proches du maire de Bangangté. Sans commentaire !

Avant de quitter le chantier, le patron de la région a formulé de recommandations fortes, devant conduire à la reprise sans délai des travaux. Puisqu’il s’agit des fonds publics. Cette affaire va certainement prendre les têtes, même si d’autres affaires ont été couvertes par des enquêtes qui n’ont jamais été dévoilées. La colère des pouvoirs publics est certes lente, mais…