Cameroun : Production cotonnière: la motorisation, une urgence

Les sociétés cotonnières du continent ont échangé à Garoua sur les moyens d’accroître le recours à la mécanisation pour augmenter les rendements.

 

Les bénéfices d’une plus grande mécanisation des procédés de production dans les rendements agricoles, tout le monde en convient. Mais au-delà de cette évidence, le constat des retards en la matière en Afrique souligne bien les difficultés à mettre en œuvre et étendre cette motorisation de l’agriculture. Les sociétés cotonnières du continent, regroupées au sein de l’Association cotonnière africaine (ACA) ont engagé du 3 au 6 août dernier à Garoua, une réflexion sur le sujet. Directeurs généraux et experts de ces entreprises se sont retrouvés autour du thème « motorisation durable de l’agriculture en zone cotonnière africaine : contraintes, offres technologiques, perspectives ». L’objectif de la rencontre, étendre l’utilisation des technologies et pratiques de mécanisation dans les modes de culture du coton graine, pour en améliorer la productivité. Pour ce faire, outre des communications thématiques et groupes de discussion, le partage des expériences entre experts des différents pays a permis de déblayer cette problématique.

Pour Fahala Achamou Adeyemi, Secrétaire exécutif de l’ACA, les pratiques culturales rudimentaires restent encore répandues dans beaucoup trop de pays membres de l’association. Difficile dans ces conditions d’être plus compétitifs sur un marché mondial hyper concurrentiel, avec des rendements ne dépassant presque jamais les 1000 kg/hectare. Une minorité de producteurs font recours à la culture attelée, ou des engins de petite et moyenne envergure. Afin d’inverser la tendance, les experts de l’ACA ont donc examiné tous les aspects parallèles. De la technologie actuellement disponible, aux coûts de la motorisation en passant par les moyens de financement. Dans son mot d’ouverture, le gouverneur de la région du Nord Jean Abate Edi’i a notamment exhorté les participants à être attentifs aux communications de la Sodecoton, qui en la matière a connu des avancées significatives et dispose d’une expérience solide. D’ailleurs, la rencontre a été ponctuée par des visites de démonstration dans une ferme agricole de la Sodecoton dans le Mayo Rey.