Cameroun : Prix, poids et… bonnes mesures

Ces commerçants ! Toujours prêts à tout pour maximiser leurs gains, au détriment des consommateurs, qui sont pourtant leurs « sources de revenus ». Les instruments de mesure truqués continuent en effet de prospérer dans les marchés. Malgré les textes  réglementaires et les contrôles organisés par les fonctionnaires du ministère du Commerce, rien n’y fait. Les balances mécaniques, les seaux coupés, les boîtes rétrécies et autres instruments non conformes sont toujours visibles sur les étals des vendeurs. A en croire que, soient ils ignorent les risques encourus, soit la cupidité de ces commerçants est plus forte.
Il revient dès lors aux personnes compétentes de jouer pleinement leur rôle et de faire respecter la loi. Notamment celle du 21 avril 2004 régissant la métrologie légale au Cameroun. Au regard de ce texte, « la modification ou la manipulation d’un instrument de mesure qui aurait pour effet de fausser les résultats des mesurages dudit instrument ou de modifier ses caractéristiques métrologiques » est considérée comme une infraction. De même que « l’utilisation d’un instrument n’appartenant pas à une catégorie réglementée ou dont le modèle n’est pas approuvé est interdit pour les transactions commerciales ». Lesquelles infractions sont punies par des sanctions pécuniaires et même des peines d’emprisonnement.
Dans le cas d’espèce, la loi de 2004 prévoit une amende de 15% du prix de référence de chacun des instruments mis en cause autres que les récipients-mesures. Ce avec un minimum de perception de 20 000 F, sans préjudice de la saisie desdits instruments. Le contrevenant est également passible  d’un emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende de 10 000 à 700 000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement. Ceci au cas où le commerçant ou l’artisan incriminé détient au lieu de son commerce ou de son travail des poids ou mesures dévoués ou autres appareils inexacts servant au pesage ou au mesurage de ses marchandises.
Avec un tel train de mesures, les consommateurs devraient pouvoir être rassurés. Pour qu’on y arrive, il faudra encore que les autres acteurs se mettent en branle pour faire respecter les lois en vigueur dans notre pays.