Cameroun : Prévention routière , Des signes d’efficacité

Un atelier de validation de l’étude sur la performance s’est tenu hier sous la présidence du ministre délégué auprès du ministre des Transports, Mefiro Oumarou.

Ambiance studieuse hier matin, dans un hôtel de la place, pour l’atelier de validation de l’étude sur l’évaluation de la performance en sécurité routière au Cameroun. Autour de la table, le ministre délégué auprès du ministre des Transports, Mefiro Oumarou, le point focal national, Ngoumbé Zacharie, l’administrateur de la Commission économique des Nations-unies pour l’Afrique centrale, le représentant de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la sécurité routière, Souleymanou, l’Organisation mondiale de la santé (Oms), le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé publique, Alim Hayatou. La violence routière fait, chaque année, 1 300 000 morts à travers le monde. Soit l’équivalent de la population d’un pays comme la Guinée équatoriale qui disparait et 50 000 000 de victimes de traumatismes. C’est donc devenu un problème de santé publique, surtout dans les pays africains, touchés par plus de 90% de ces cas, qui absorbent 2% de son Pib. Et le Cameroun n’y échappe pas. C’est 1 200 morts par an pour plus de 5 000 blessés. Il y a urgence à apporter une réponse globale. En mettant l’accent sur la stabilisation et la réduction de moitié des accidents de la route, la sûreté des infrastructures et des véhicules, les comportements sur les routes, la réforme sur la délivrance des permis de conduire, l’adoption des normes techniques sur le contrôle des véhicules, la réglementation sur la ceinture de sécurité et le port du casque, la mobilisation des Ong et du secteur privé pour l’éducation des usagers de la route, l’intensification des campagnes sur la sécurité routière par la gendarmerie et la police, l’amélioration des plateaux techniques des hôpitaux, la mise en place d’un comité de suivi des accidents de la route… Des mesures et bien d’autres qui ont permis d’inverser la tendance. On dénombre désormais sur nos routes, 22% d’accidents en moins sur les cinq premières années de la décennie de mise en oeuvre de ces mesures de sécurité routière. Un rythme encore faible, d’où la nécessité de nouvelles mesures pour accélérer l’atteinte des objectifs de réduction de 50% des accidents à l’horizon 2020. C’est donc sans complaisance que les participants ont actualisé et recentré les axes d’intervention de la période 2017/2020, susceptibles de donner des résultats rapides et concrets.

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