Cameroun – Positionnement: Las d’attendre la création de son parti, Cabral Libii prend la tête d’une autre formation politique

Le Coordonnateur National du Mouvement Onze Millions de Citoyens est le nouveau président national du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN).

Cabral Libii et son équipe ont plus d’un tour dans leur sac! Fatigué d’attendre la création de son parti Les Citoyens, le Coordonnateur National du Mouvement Onze Millions de Citoyens vient de prendre la tête d’une autre formation politique. L’homme politique a été élu le samedi 11 mai 2019 à Guidiguis (Extrême-Nord), président national Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN).

L’ancien candidat à l’élection présidentielle prend les commandes d’un parti légalisé en 2003, qui était jusque-là dirigé par un certain Robert Kona, peu connu de la sphère politique. Un choix de raison pour Cabral Libii qui nourrit des ambitions pour les prochaines élections locales.

Certains lui prêtent en effet l’intention de vouloir briguer un mandat de député lors des prochaines législatives. Cabral Libii qui ne dément pas l’information, avoue son ambition de prendre le contrôle de plusieurs mairies à l’issue des municipales annoncées. Pour l’un et l’autre cas, le juriste de formation avait besoin d’un parti pour l’investiture de ses candidats, après les fissures observées dans le partenariat qui lie son mouvement, Onze Million de Citoyens au parti UNIVERS de Prosper Nkou Mvondo.

Il y a deux mois, Cabral Libii annonçait la création de son propre parti, Les Citoyens. L’assemblée constitutive de ladite formation s’était tenue le 6 mars 2019 à Yaoundé. Le dossier a été transféré aux autorités, notamment le ministre de l’Administration Territoriale, pour légalisation. Mais depuis, l’homme politique attend la réponse.

Pire, les activités politiques qu’il projetait d’organiser ces dernières semaines ont été systématiquement interdites par les autorités administratives. Cabral Libii s’est même laissé dire qu’il était frappé d’une «suspension de toute activité politique». Une mesure qui, selon l’intéressé, vient d’être levé. Ainsi, pour gagner en temps face à ce qu’il considère comme manœuvres visant à l’exclure des prochaines joutes électorales, M. Libii a décidé de prendre les rênes du PCRN.

Fred BIHINA