Cameroun – Politique/Saint Eloi Bidoung: «J’ai fait de la besogne dans le RDPC»

Invité du programme télévisé «Entretien avec…» le 28 juillet 2016, le candidat à la succession de Paul Biya au sein du «grand parti national» a traité le Pr Charlemagne Messanga Nyamnding de menteur.

Saint-Eloi Bidoung n’a de cesse d’expliquer dans les médias pourquoi il a décidé de prendre la tête du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), le parti que dirige le Président de la République du Cameroun, Paul Biya. Il s’est exprimé le jeudi 28 juillet 2016 dans le cadre de l’émission «Entretien avec…» diffusée sur la télévision Stv. L’une des raisons qu’il invoque pour justifier sa décision de se porter candidat à la présidence du RDPC est qu’il s’est sacrifié pour le parti.

«Avec un parcours comme celui-là et en plus de ça, je ne veux pas me vanter, j’ai fait de la besogne et parfois de la sale besogne dans ce parti. Je ne le dirai pas ici. Au RDPC au niveau le plus élevé on me comprend parce que la sale besogne, on en a parfois eu besoin», avoue-t-il. Lorsque l’intervieweur lui demande si le RDPC fait aussi dans les coups bas, il donne cette réponse: «un peu partout on, donne des coups en dessous de la ceinture».

Saint-Eloi Bidoung  se dit outré par  le sort réservé à une catégorie de militants de son parti. Il veut les voir récompensés.«Je connais de valeureux militants dans l’Arrondissement de Yaoundé 6, une pléthore, qui ont largement leur place au Comité central. Ceux qui viennent organiser du folklore au niveau de la base militante sont plus nombreux à la section RDPC du Mfoundi. Il y a de valeureux militants sur toute l’étendue du territoire. Ils méritent d’être ne serait-ce que récompensés  en allant être membres suppléants ou membres titulaires du Comité central». Pour le 3e adjoint au Maire de la Commune de Yaoundé 6e, le RDPC gagnerait à se restructurer. Il s’en prend à ceux de ses camarades qui l’attaquent depuis qu’il a annoncé qu’il sera candidat à la présidence du RDPC.

C’est ainsi qu’à une préoccupation de Christophe Mien Zok qui lui demandait s’il voudrait le débat ou le combat, il rétorque qu’il voudrait «le débat et le combat». Il l’invite, ainsi que ses autres détracteurs, à aller chercher le débat démocratique du RDPC là ou ils l’ont «déposé». C’est-à-dire  «dans les poubelles, dans les égouts, dans la rue et dans les caniveaux», et à le remettre «à l’université et dans les amphithéâtres». Un que Saint-Eloi ne loupe pas particulièrement est le Professeur Pascal Charlemagne Messanga Nyamnding. Il l’accuse de mensonge et jure. Selon lui, ce dernier n’a jamais dirigé la section RDPC de France comme il le prétend.

 «Quand j’entends mon jeune frère Messanga Nyamnding se fondre dans des ondes de radio et déclarer qu’il a dirigé la section de France pendant 10 ans je dis attention ! J’apporte un démenti formel ! On ne peut pas bâtir la stratégie politique sur le mensonge ! La section de France aujourd’hui est gérée par l’équipe que Saint Eloi Bidoung a laissée en 1996. Je voudrais donc savoir à quel moment Messanga Nyamnding a été président de la section de France», interroge celui qui affirme n’avoir jamais vu en face Paul Biya et Jean Nkuété le Secrétaire Général du Comité central du RDPC qui n’approuverait pas non plus la déclaration de sa candidature.