Cameroun: Plus de la moitié des Camerounais propriétaires de leur logement

Cependant, l’INS relève qu’un peu plus d’un ménage sur trois habite un logement situé près d’un cours d’eau non aménagé.

Les derniers résultats issus de la quatrième Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM 4) sur le parc de logements montrent que les Camerounais sont plus propriétaires de leur logement que locataires. Mieux, il apparaît qu’entre 2007 et 2014, 58,7% des ménages étaient propriétaires de leur logement contre 32,3% qui payaient un loyer et 7,9% étaient logés « gratuitement ». Le chiffre du statut du logement au Cameroun est largement supérieur à celui de la Côte d’Ivoire où seulement 32% de personnes sont propriétaires de leur logement contre 92% pour les marocains, révélaient les résultats d’une étude du groupe CFAO sur les classes moyennes en Afrique. Le Sud-ouest (13,7%) et le Littoral, sans Douala (13,3%), sont les régions où la proportion des ménages logés gratuitement est relativement plus importante. Dans l’ensemble, écrit l’INS, 87,1% de ménages pauvres sont propriétaires du logement qu’ils occupent, contre 54% pour les ménages non pauvres. Un constat

à mettre en rapport avec le type de matériau utilisé pour la construction des logements possédés par les ménages pauvres. Par contre, la location est le statut d’occupation le plus répandu chez les ménages non pauvres. Ce statut d’occupation est plus répandu en milieu urbain (54,7%), notamment dans les villes de Yaoundé (58,8%) et de Douala (58,1%). Ce pourcentage est de 14,3% en milieu rural. Si être propriétaire permet aux Camerounais de ne plus avoir de loyer à payer à la fin du mois, il convient de relever qu’un peu plus d’un ménage sur trois habite un logement situé près d’un cours d’eau non aménagé. Pis, moins d’un ménage sur trois (33,0%) est situé dans un périmètre d’insécurité, bien que la proportion de ménages exposés au risque lié à la proximité des stations d’essence (3,4%) ou les lignes de chemin de fer soit faible (7,4%). Autres constats : 36,8% de ménages disposent des installations sanitaires améliorées (WC avec chasse d’eau ou latrines aménagées) non partagées. En ce qui concerne les murs, l’étude révèle que 80,3% de ménages disposent de logements avec des murs en matériaux définitifs (béton, parpaings, briques cuites ou en pierre taillée, brique de terre). Huit ménages sur dix (81,8%) ont la toiture de leur logement faite en matériau définitif (ciment, tôle ou tuile). « Cette proportion est de 54,0% pour les ménages pauvres et de 91,9% pour les ménages non pauvres. Suivant le milieu de résidence, un écart important est enregistré: 99,1% en milieu urbain contre 67,9% en milieu rural », souligne-t-on. S’agissant du sol, 60,3% de ménages ont le sol de leur logement recouvert de ciment ou de carreaux. Cependant, un écart important est observé entre le milieu urbain (91,0%) et le milieu rural (35,8%), de même qu’entre les ménages pauvres (20,3%) et les ménages non pauvres (74,9%). Dans l’ensemble, 83,8% de ménages ont accès à une source d’eau améliorée (robinet dans le logement ou la concession, le robinet public ou borne fontaine, le puits à pompe ou forage, le puits protégé, la source d’eau protégée, l’eau de pluie et l’eau en bouteille). Cette proportion se situe à plus de 90% pour les régions d’enquête de Douala, de l’Extrême-Nord et de Yaoundé et traduit le fait que les ménages y ont relativement plus accès. Un pourcentage plus élevé en milieu urbain (94,1%) qu’en milieu rural (75,7%); chez les ménages non pauvres (87,3%) que chez les ménages pauvres.