Cameroun : plus de doute, la mise en eau partielle du barrage de Lom Pangar aura lieu en septembre

Après quelques doutes liées aux aléas climatiques et aux difficultés de convoyage des équipements, du port de Douala jusqu’à Lom Pangar, site de construction du barrage éponyme dans la région de l’Est-Cameroun, tout est fin prêt pour la mise en eau partielle, le 15 septembre 2015, de la plus grande infrastructure énergétique jamais réalisée au Cameroun.

C’est du moins ce qu’indique Théodore Nsangou (photo), le DG d’Electricity Development Corporation (EDC), l’entreprise publique de patrimoine dans le secteur énergétique camerounais. «Je peux vous confirmer que la mise en eau partielle aura lieu à date telle qu’annoncé (le 15 septembre, selon le chronogramme officiel, Ndlr)»,a-t-il confié au Quotidien gouvernemental au cours d’une descente sur le site le 19 août 2015.

Cette mise en eau partielle, apprend-on, permettra de réguler le débit des eaux en amont du fleuve Sanaga, de manière à pouvoir augmenter les capacités de production de la centrale d’Edéa dès la prochaine saison sèche. Toute chose qui permettra, confie Théodore Nsangou, de faire économiser à Eneo, l’opérateur de l’électricité, des dépenses en carburant d’environ 24 milliards FCfa dès l’année prochaine.

Cette somme, apprend-on, représente les dépenses généralement effectuées par le concessionnaire du service public de l’électricité, pour faire tourner les centrales à gaz et à fioul du pays en période d’étiage. L’objectif étant de combler le déficit de production de la centrale hydroélectrique d’Edéa, résultant lui-même de la baisse du niveau des eaux dans les barrages hydroélectriques d’Edéa et de Songloulou pendant la saison sèche.

D’une capacité de retenue d’eau d’environ 6 milliards de mètres cubes, le barrage de Lom Pangar, construit jusqu’ici à 84%, sera entièrement livré en 2016. Il est assorti d’une usine de pied d’une capacité de production de 30 MW, qui permettra d’alimenter en électricité plusieurs localités de la région de l’Est-Cameroun.