Cameroun – Peter Essoka, Président du CNC: «La liberté de presse, de parole ou la liberté de tout faire, ne veut pas dire libertinage»

Le nouveau président du Conseil National de la Communication (CNC) dit vouloir responsabiliser les médias.

Dans un décret rendu public vendredi dernier, le président de la République Paul Biya a nommé Peter Essoka, président du Conseil national de la Communication (CNC). Vice-président de cette instance de régulation des médias depuis février 2013, cet ancien journaliste de la CRTV est la troisième personne à occuper le poste de président du CNC. Il remplace à ce poste feu Mgr Befe Ateba qui a présidé aux destinées du CNC pendant trois ans. Il est décédé en juin 2014, des suites de maladie.

Comme président du CNC, Peter Essoka entend poursuivre le travail qu’il avait entamé en tant que vice-président de l’instance. «J’ai continué à travailler comme il faut pour assainir le monde des médias. Je crois que la liberté de presse, de parole ou la liberté de tout faire, ne veut pas dire libertinage. Nous allons poursuivre les actions engagées en matière de sensibilisation. Les tournées du CNC dans les régions du pays vont continuer», a-t-il confié dans les colonnes du quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune, en kiosque ce lundi 30 novembre 2015.

Et pour atteindre ses objectifs, le président du CNC a déjà sa stratégie: «nous allons sensibiliser et dialoguer. Mais si certains insistent dans l’inobservance des canons de la déontologie journalistique, j’ai autorité de sanctionner. Nous allons le faire. Car il y a des vrais journalistes mais aussi beaucoup de charlatans qui font n’importe quoi. Nous n’allons pas les laisser faire».

D’après le décret du 23 janvier 2012 portant réorganisation du CNC, Peter Essoka et son équipe ont pour rôle, de veiller au respect des lois et règlements en matière de communication sociale; de l’éthique et de la déontologie professionnelle; de la paix sociale et de l’unité et de l’intégration nationale dans tous les médias. Ils doivent aussi porter une attention particulière sur la liberté et la responsabilité des médias et l’indépendance des services public et privé de la communication entre autres.

Sur un autre plan, ils sont chargés d’assister les pouvoirs publics dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique nationale de communication sociale et de veiller au respect de la liberté de communication, conformément à la Constitution, aux lois et règlement en vigueur, souligne Cameroon Tribune.