CAMEROUN :: PAUL BIYA RÉSILIENT

[POINT DE VUE] Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya multiplie, discours après discours, les annonces de « réformes structurelles majeures » destinées à « consolider les acquis » et à avancer vers « la voie du progrès ».

Son discours d’investiture, en novembre dernier, au seuil de son septième mandat, d’une durée de sept ans, représente à lui seul un condensé de vaines promesses. Selon le Fonds monétaire international (FMI), plus de huit millions de Camerounais, sur les vingt-quatre que compte le pays, vivent toujours sous le seuil de pauvreté, un niveau anormalement élevé malgré une économie parmi les plus diversifiées d’Afrique centrale.

Alors que le chef de l’Etat fait régulièrement référence à ses « grands travaux », l’annulation fin 2018 par la Confédération africaine de football (CAF) de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), en raison du manque d’infrastructures, a sonné comme un désaveu cinglant.