Cameroun – Partenariat: Le Cameroun ne renégociera pas l’Accord de Partenariat Economique

Le Cameroun  s’en tient à la date du 4 août fixée pour le début du démantèlement effectif des barrières tarifaires.

Jeudi 7 juillet 2016, Jean Tchoffo, Secrétaire Général du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), a exprimé la position des autorités à l’occasion de la 14e session du comité chargé du suivi de la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Economique (APE) d’étape.

Selon le président dudit comité, le Cameroun reste dans la perspective de la date du 4 août 2016, échéance fixée pour l’entrée en vigueur de l’APE bilatéral ratifié par le pays il y’a deux ans. «En effet, même si le peuple britannique a voté pour sa sortie de ce grand ensemble économique, les dispositions de l’article 50 du traité de Lisbonne imposent une certaine démarche à suivre. Au regard de la longueur et la lenteur de la procédure de la sortie effective de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne (UE), le Cameroun préfère s’en tenir au calendrier établi», peut-on lire dans Le Quotidien de l’Économiedu vendredi 8 juillet 2016.

Une réunion est prévue la semaine prochaine à Libreville au Gabon, où l’ensemble de la sous-région va partir de l’accord du Cameroun pour négocier un accord sous-régional pour les parties. Il faudra, nous dit le journal, clarifier les divergences entre le Cameroun et le reste de la sous-région. «Si l’accord d’étape ratifié par le Cameroun prévoyait une libéralisation à 80% de son marché aux produits en provenance de l’UE, les pays de la sous-région optent pour une libéralisation à 73%. Par ailleurs, l’accord d’étape prévoyait un délai de 2 ans avant le démantèlement des effectifs, alors que les autres pays de l’Afrique centrale font une offre de 5 ans. Autant d’éléments à régler par les parties lors de la réunion de Libreville», indique le journal.

Le Gouvernement est engagé dans un processus d’adoption d’un texte fixant des règles et méthodes de coopération administratives applicables aux produits importés de l’UE, indique Norbert Belinga, représentant de la Direction Générale des Douanes dans ces négociations.