Cameroun – Nord: Le chef de poste des douanes de Gore (Mayo Rey) accusé d’arnaquer les commerçants

L’indexé dit agir conformement a la reglémentation en vigueur en la matière.

D’après le trihebdomadaire L’œil du Sahel du mercredi 11 octobre 2017, les commerçants de l’arrondissement de Madingring dans le Mayo-Rey en veulent au chef de poste des douanes de Gore, Mohamadou Aminou, dont ils dénoncent les exactions mafieuses de ce dernier qui, selon eux, les astreint à payer des taxes des douanes sur des produits camerounais.

« Nous sommes victimes d’une arnaque sans précédent. Nous ne savons pas de qui tient-il ses instructions pour nous faire dédouaner des produits d’origine camerounaise à l’intérieur du pays. Madingring est un territoire camerounais à l’instar de tous les autres arrondissements du pays. Pourquoi nous exige-t-il des taxes douanières alors que ces mêmes produits sont transportés dans d’autres parties du pays sans que la douane ne réclame un seul radis ? Nous en avons ras-le-bol. Il doit mettre fin à ces pratiques qui n’honorent pas nos pays. Par le passé, il nous prenait de l’argent sans nous remettre des quittances », déclare Alhadji Saidou, commerçant à Gore.

D’après des informations glanées auprès de ce commerçant et bien d’autres usagers, il se trouve que le 6 octobre dernier, un camion chargé des produits Soacam a été retenu à l’entrée de la ville de Madingring par le chef de poste de douane. Et pour cause, le conducteur dudit camion a refusé de débourser la somme 320 000 francs CFA qui lui a été exigée par ce chef de poste.

Joint au téléphone, le chef de poste déclare avoir agi dans le strict respect des textes en vigueur. « Les textes me reconnaissent le prélèvement de 17% sur les sacs du riz qui traversent la frontière. C’est ce que j’applique » laisse-t-il simplement comprendre. Au regard de cette réponse donnée de manière désinvolte, les commerçants eux, ont décidé de ne plus se faire « extorquer » de l’argent, étant donné que la localité de Madingring fait partie intégrante du Cameroun. Par ailleurs, ils entendent exiger que leur soit remis une quittance à chaque  transaction.