Cameroun – Mireille Fomekong :J’invite les entreprises retardataires à nous rejoindre

Le commissaire du salon de l’entreprise Pmexchange, parle des préparatifs de la 3è édition qui débute le 5 décembre prochain à Douala.

Comment préparez-vous le salon Pmexchange 2015 ?  

Nous sommes sur des charbons ardents.  Et comme vous le savez, Pmexchange est un événement qui mobilise beaucoup de ressources, à la fois logistiques, financières et surtout, qui mobilise beaucoup d’énergie. Donc, à 15 jours de l’événement, nous sommes en train de mettre la dernière touche. Je vais commencer au plan sécuritaire, nous travaillons en ce moment avec les autorités de la ville de Douala et même le gouvernement. Comme vous le savez, le Premier ministre est le parrain de cet événement. Nous travaillons donc avec les autorités pour régler les questions sécuritaires. Actualité oblige, nous sommes obligés de tripler voir quadrupler les mesures de sécurité que nous prenions avant.

Lesquelles notamment ?

Comme vous le savez, on a souvent une société de gardiennage, on a aussi la police, la gendarmerie et un certain nombre de corps de la sécurité publique qui nous aident dans l’organisation de cet événement. Donc, côté sécurité, je dirais que nous sommes plutôt prêts. En ce qui concerne les souscriptions, c’est-à-dire la participation des entreprises, sur un objectif de 200, on est en train d’atteindre pratiquement les 2/3. Mais pour vous dire la vérité, en général, c’est dans les derniers jours que la plupart des Pme souscrivent ; c’est le mode d’action des Pme, c’est leur mode de fonctionnement, elles attendent souvent la dernière minute pour venir confirmer leur inscription.  Certaines grandes entreprises aussi attendent souvent la dernière minute. En ce qui concerne l’organisation elle-même, nous sommes au top ; il manque juste quelques détails à peaufiner avec les membres du gouvernement qui sont attendus pour la cérémonie d’ouverture.

Vous savez qu’à chaque cérémonie d’ouverture, nous avons un concept spécial et cette année, je ne vous dévoilerai rien : il y aura un grand concept culturel que nous mettrons en place pour la cérémonie d’ouverture. Là aussi les répétitions vont bon train. En ce qui concerne les différentes invitations, la plupart seront transmises à partir de lundi. Pour les différents espaces, notre architecte travaille sur le site à l’hôtel Sawa. Je dirais qu’il reste encore des choses à faire, on a encore 15 jours devant nous. Nous sommes dans les délais, nous nous préparons plutôt bien.

Pourquoi avez-vous délocalisé le site de Pmexchange ?

Alors, nous avons délocalisé l’événement de la « Maison du parti » à l’hôtel Sawa pour plusieurs raisons. La première est liée à l’entretien de la « Maison du parti ». Au plan infrastructurel, c’était très difficile de pouvoir tenir un événement à cet endroit. Il faut savoir que les coûts de réfection de la « Maison du parti », de colmatage d’un certain nombre de problèmes infrastructurels à la « Maison du parti » étaient trop élevés, même quand on le faisait avec le concours de la communauté urbaine de Douala. C’est d’ailleurs l’occasion pour moi de remercier le délégué du gouvernement qui a donné un grand coup de main dans ce sens-là. La deuxième raison est fondamentale, elle est liée au prestige de l’événement. Pmexchange est un événement organisé par un mouvement patronal [Entreprises du Cameroun, E.Cam]. Et, même si c’est un mouvement patronal dont l’Adn est dans les Pme, ce n’est pas parce qu’on est Pme qu’on dévalue le rôle de l’entrepreneur ou de l’entreprise. Et pour nous, il fallait trouver un lieu plus sécurisant, parce que vous savez que Pmexchange arrive dans un contexte, pardonnez-moi de revenir dessus, sécuritaire des plus préoccupants. L’hôtel Sawa me semble donc plus sécurisé que la « Maison du parti », ou du moins, plus facile à sécuriser. Il y avait des soucis d’image, des soucis logistiques et infrastructurels, des soucis financiers. L’hôtel Sawa coûtera peut-être sur la facture plus chère, mais à la réalité, si on comptabilise tous les points que je viens de soulever, on se rend compte que c’est plus profitable pour l’événement d’être à l’hôtel Sawa. Après, il s’agit aussi d’un choix expérimental, parce que vous savez que la ville de Douala a un vrai déficit en matière d’infrastructure. Ce déficit infrastructurel, je dois vous dire, est au cœur de nos discussions avec le délégué du gouvernement ; ce n’est plus possible de travailler dans ces conditions-là ; on ne peut pas avoir une ville économique, la ville économique par excellence du pays, qui n’ait pas un parc d’exposition ; ce n’est plus acceptable et donc cette délocalisation est aussi une façon d’attirer l’attention des pouvoirs publics avec lesquels nous sommes en partenariat, sur cette épineuse question. On ne peut pas organiser un événement d’envergure à Douala, et ça c’est un vrai problème.

Quel est votre message à l’endroit des entreprises qui ne se sont pas encore inscrites pour Pmexchange ?

Je voudrais inciter ceux qui n’ont pas encore souscrit, ceux qui hésitent, ceux qui attendent, à le faire dans les meilleurs délais parce qu’à la dernière minute, on n’a pas souvent les bonnes places, on n’est pas souvent bien placé. Et je voudrais leur dire que tout est fin prêt pour que Douala puisse faire à la Pme, aux entrepreneurs, la fête qu’ils méritent.