Cameroun – MANIDEM/Départ de Jean-Pierre Ghonda: «Ghonda est assez lucide pour pouvoir peser les pour et les contre des raisons qui motivent sa démission» déclare le 1er vice-président du parti

Valentin Dongmo Fils présente la position de la formation politique au sujet du départ de celui qui fut le secrétaire national de la communication du parti.

La semaine dernière, la presse a largement relayé l’information de la démission de Jean-Pierre Ghonda Nounga, le secrétaire national de la communication du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM). Quelques jours après le départ de celui que le quotidien Le Jour présente comme ayant été «seul contre tous» dans le parti politique d’Anicet Ekanè, Valentin Dongmo Fils, le 1er vice-président de cette formation politique, dans un entretien accordé au quotidien Le Jour numéro 2265, livre la position dudit parti à ce propos.

Il est su de tous que Jean-Pierre Ghonda avait des divergences de vues avec le Conseil National de Coordination (CNC) du MANIDEM. Celles-ci portaient sur les crises ivoirienne et gabonaise. Interrogé sur ce point, Valentin Dongmo Filsdéclare «le MANIDEM a pris acte de la démission du camarade Ghonda Nounga, secrétaire national de la communication, qui est aussi un maillon essentiel dans la formation des cadres du parti. Nous savons que le camarade Ghonda est assez lucide pour pouvoir peser les pour et les contre des raisons qui motivent sa démission. Il invoque la crise ivoirienne et la crise actuelle au Gabon. Je vous rappelle qu’ici au MANIDEM nous fonctionnons sur le principe du centralisme démocratique. Ça suppose que quand il y a un problème, on en débat et la minorité s’aligne sur la position de la majorité. Sur ces sujets, en ce qui concerne la crise ivoirienne et gabonaise qui est actuelle, vous vous souvenez qu’en 2010, le MANIDEM a pris fait et cause pour le peuple ivoirien. Vous savez que le camarade Ghonda n’était pas d’avis avec le parti».

Par le passé, le MANIDEM a connu la démission de l’ancien président Banda Kani. Et, une certaine opinion pense qu’il y a une sorte de caporalisation par l’ancien président Anicet Ekanè qui, bien qu’effacé, essaie de reprendre la main. À ce sujet, le 1er vice-président du MANIDEM déclare: «le dire ainsi, c’est insulter les intelligences qu’il y a au sein du MANIDEM. Il y a eu Banda Kani, il y a eu Abanda Kpama que vous connaissez très bien, qui n’était pas un homme qu’on peut manipuler n’importe comment. Je vous rappelle le fonctionnement du MANIDEM. Nous avons un système qu’on ne veut pas appeler parlementaire. C’est le CNC qui débat de tous les problèmes et, quand la décision est prise, ça s’applique à tout le monde. Ekanè n’a pas deux voix au CNC et nulle part dans la lettre de Ghonda on n’invoque le nom d’Anicet Ekanè».