Cameroun : l’ONG néerlandaise SNV pour l’accompagnement des impactés d’un barrage hydroélectrique

L’entreprise camerounaise de patrimoine Electricity Development Corporation (EDC) et l’ONG néerlandaise de développement (SNV) ont signé, vendredi à Yaoundé, la capitale du pays, un contrat de services portant sur la maîtrise d’œuvre des activités de restauration/amélioration des niveaux de vie des communautés riveraines affectées par le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Lom Pangar (Est) ainsi que la mise en œuvre du plan de développement local (PDL) dont l’enveloppe globale du volet social et environnemental est estimée à quelque 40 milliards FCFA, a constaté APA sur place.
Financée par l’Agence française de développement (AFD) à travers le plan de gestion environnementale et sociale (PGES) et la Banque mondiale (BM), ce fonds vient compléter le plan d’indemnisation et de réinstallation (PIR) des population en vigueur depuis 2012.

Il financera le renforcement des capacités des populations affectées par le projet, l’exécution et le suivi de toutes les activités de restauration des niveaux de vie des personnes au sein des communautés riveraines du barrage, ainsi que l’assistance technique aux comités et groupes de travail sectoriels dans le cadre de la mise en œuvre des différents mémorandums d’entente entre le maître d’ouvrage (EDC) et les administrations publiques partenaires.

Plus spécifiquement, il vise la construction d’infrastructures sociales et autres mesures d’atténuation, dans le but d’améliorer le niveau de vie des riverains du barrage et d’accroître le développement économique de la région de l’Est, toutes mesures appelées à être complétées par le PDL dont la finalité est de contribuer à la réduction de la pauvreté, à travers l’action combinée des collectivités locales, des communautés de base et du secteur privé.

«La mission confiée à SNV, a déclaré le directeur général d’EDC, Théodore Nsangou, revêt une importance particulière en ce qu’elle place les populations riveraines au centre des enjeux de développement et de la gestion des retombées directes et indirectes de la construction du barrage hydroélectrique de Lom Pangar, en même temps qu’elle cible des activités liées au développement de l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’orpaillage, la santé, l’archéologie, la biodiversité, le développement de l’écotourisme, l’alimentation en eau potable, la mobilisation et l’information des parties prenantes.»

Le cahier de charges de SNV découle aussi bien du chantier principal de construction de la centrale que des projets associés, notamment la centrale hydroélectrique au pied du barrage, la ligne de transmission du site jusqu’à Bertoua, les routes d’accès, la relocalisation du village Lom Pangar, la récupération du bois de la retenue ainsi que la construction d’un pont sur le Lom.

D’une capacité installée de 30 mégawatts, cette centrale, dont la mise en eau partielle a eu lieu le 26 septembre dernier, consiste en la construction d’un barrage de retenue de 6 milliards de mètres cubes en vue d’améliorer le débit du fleuve Sanaga et d’augmenter la capacité de production de l’électricité sur le Réseau interconnecté sud (RIS).