Cameroun – Littoral: Vers le lancement d’une campagne contre les jeux de hasards dans les écoles de Douala

Selon une note signée du délégué département des Enseignements secondaires pour le Wouri, celle-ci se tiendra du 9 mai au 3 juin 2017.

Depuis quelques temps, ils sont plus de plus en plus nombreux, ces jeunes adolescents qui se passionnent pour les jeux de hasards. Beaucoup d’entre eux sont des élèves, qui n’hésitent souvent pas à délaisser leurs cours pour passer leurs journées à pratiquer cette activité. Et c’est pour essayer de mettre un terme à cela, qu’une campagne de lutte contre les jeux de hasard aura lieu du 9 mai au 3 juin prochain dans les écoles à Douala, révèle le quotidien Le Messager du vendredi 5 mai 2017. La première escale sera le Lycée Joss de Douala.

« Il nous a été donné de constater que les élèves adolescents et mineurs de nos établissements scolaires sont de plus en plus attirés par les jeux d’argent et de hasard dont ils deviennent à la longue les principales victimes », souligne le délégué départemental des Enseignements secondaires pour le Littoral, qui a instruit les chefs d’établissements de réserver à l’équipe un accueil d’une diligence conséquente.

Au Cameroun, il existe deux méthodes principales de prévention pour les problèmes de jeu chez les jeunes. La première consiste à réduire les méfaits potentiels pour les jeunes qui choisissent de s’adonner au jeu. La seconde quant à elle, renseigne les jeunes sur les ressources qui leurs sont disponibles si jamais ils ont besoin d’aide.

« Il est nécessaire de cibler les organismes pour les jeunes qui sont à mesure de sensibiliser ces dernies aux signes, du jeu problématique et aux bienfaits d’un traitement pour leur permettre de jouer un rôle plus actif », soutient un sociologue. En effet, la plupart des chercheurs s’accordent à dire qu’aucune stratégie de prévention à elle seule n’est suffisante. D’ailleurs, aucune méthode préventive contre l’usage abusif d’alcool par exemple ou drogues chez les adolescents n’a connu un succès total. Néanmoins, les programmes axés sur l’abstinence peuvent mieux convenir aux jeunes enfants car ils retardent leur première activité du jeu, peut-on lire dans le journal.