Cameroun – Littoral: 1000 familles victimes d’évictions forcées annoncent un sit-in à l’université de Douala

Les organisateurs réclament leur indemnisation et recasement.

Samedi dernier les membres du Groupement de défense des intérêts socio-économiques et fonciers des habitants de PK 14, 15,16 et 17 de Douala ont tenu une assemblée générale. Au cours de cette rencontre, le collectif a dressé le bilan de ses activités sept ans après la destruction de leurs domiciles.

En effet, ces victimes d’évictions forcées par les autorités de l’université de Douala en complicité avec les autorités administratives du département du Wouri n’ont jamais été indemnisées. Face à cette situation qui perdure depuis plus de sept ans, les victimes ont décidé de faire un sit-in a l’institution universitaire, peut-on lire dans La Nouvelle expression du mardi 4 juillet 2017.

« Si rien n’est concrètement fait après cette assemblée générale, nous victimes et enfants, nous séjournerons a l’intérieur de l’université de Douala. Nous y installerons nos matelas. Nous ne pouvons plus continuer de souffrir », fulminent les membres du collectif.

Mais déjà, au moment où se tenait ladite assemble générale un dossier y relatif avait été introduit sur la table du recteur de l’université de Douala, en date du 6 janvier 2017.  « Nous sommes prêts à passer à la vitesse supérieure pour que les mesures du Premier ministre soit enfin respectée », déclare le collectif.

En effet, en référence à une note du Chef du Gouvernement signé en décembre dernier, qui stipule dans son article 2 que « les personnes victimes d’expropriation sur les terrains susvisés seront indemnisées par l’université de Douala, conformément à la législation en vigueur ».

Il faut dire après leur expulsion forcée du 22 février au 10 mars 2010 par l’université de Douala, les 1000 familles, estiment avoir été sauvagement chassées de leurs maisons. A ce jour comme conséquences, plus de 10 000 personnes non indemnisées ni recasées ; plus de 1500 enfants victimes de retard académique, près de 70 tombes profanées et plusieurs exploitations agricoles et élevages détruits.