Cameroun – Lionel Enguene: «Tout footballeur rêve de jouer pour l’équipe nationale»

Agé aujourd’hui de 20 ans, Lionel Enguene Messi a signé en janvier 2016 pour Antalyaspor en Turquie, où il a retrouvé ses compatriotes Samuel Eto’o, Jean II Makoun et Serge Mbilla Etame.

Après six premiers mois d’une adaptation plutôt réussie, l’ancien pensionnaire de la réserve du Fc Barcelone veut maintenant prouver sur le terrain de quoi il est capable. Dans l’entretien qu’il a accordé à Cameroon-info.net, l’ancien pensionnaire de la Fundesport n’a pas caché son envie de jouer un jour pour les Lions Indomptables.

Cameroon-Info.Net (CIN) : Vous avez signé en Janvier 2016 pour Antalyaspor où vous avez disputé six matchs en six mois. Comment appréciez-vous votre adaptation en Turquie ?

Enguene : Mon adaptation n’a pas été aussi difficile que cela, car j’ai eu la chance d’avoir à mes côtés des aînés telsSamuel Eto’o, Jean II Makoun et Serge Mbilla. Donc je me suis senti bien. C’est vrai, j’ai joué 6 matchs seulement, mais je suis jeune footballeur et en Turquie, il n’est pas toujours évident pour les jeunes joueurs de disputer beaucoup de matchs. Cela dit, je vais y retourner dans quelques jours et j’espère qu’avec plus de travail, j’aurai un meilleur temps de jeu.

CIN : Lorsque vous êtes arrivé à Antalyaspor, vous disiez être excité par le fait d’apprendre une nouvelle langue, une nouvelle culture etc. Six mois après c’est le même discours ?

Enguene : Oui tout à fait ! Antalyaspor est une ville touristique qui a le même climat que Barcelone d’où je venais donc je n’ai pas eu de souci à ce niveau. Et comme je vous ai dit, il y a mon père Samuel Eto’o, Jean II Makoun et Mbilla Etame. Je suis un peu comme à la maison.

CIN : On vous présente comme l’un des fils de Samuel Eto’o. Quelle est la relation que vous avez avec lui ?

Enguene : Samuel Eto’o, c’est un parent qui aime le travail. Pour qu’il m’aide dans quoi que ce soit, il faut que je travaille dur chaque jour. Quand le temps le permet, on va dîner, on va se balader, il me donne des conseils, il me parle de sa carrière… Je l’ai vu jouer, mais lorsqu’il te le raconte lui-même, c’est encore plus excitant. Il y a aussi Jean II Makoun qui est une bonne personne, qui me conseille beaucoup. Nous jouons au même poste, donc j’apprends énormément à ses côtés. Mbilla est un jeune comme moi, donc le courant passe mieux avec lui, il vient souvent à la maison.

CIN : Pensez-vous déjà à aller voir ailleurs, ou vous vous dites, « je suis bien à Antalyaspor, j’y reste » ?

Enguene : Pour un footballeur qui rêve, si tu ne joues pas au Fc Barcelone ou au Real Madrid, tu veux toujours aller voir ailleurs. Je ne dis pas que c’est ce que je ferai dans les prochains jours. Mais c’est certain que si à l’avenir, les opportunités se présentent d’aller jouer pour des clubs meilleurs qu’Antalya, je ne n’hésiterai pas. Pour le moment, on est là, avec pour objectif de faire d’Antalya un grand club.

CIN : Vous quitté la réserve du Fc Barcelone après 8 ans passés à la Macia (Centre de formation). Et comme vous, d’autres Camerounais sont partis du club espagnol. Que s’est-il passé ?

Enguene : On a tous fait le centre de formation. Mais une fois dans la réserve, ce sont les autres, à priori moins talentueux, qui étaient pris en équipe première. Donc, nous on en a eu un peu marre. Chaque joueur a voulu à chercher ailleurs. C’est la raison pour laquelle en janvier, il y a eu une quinzaine de départs, pas seulement des Camerounais, des Espagnols, des Argentins etc.

CIN : Certains de vos anciens coéquipiers à la Fundesport et au Fc Barcelone (Fabrice Ondoa, André Onana) sont déjà convoqués en équipe nationale. Vous rêvez de les y rejoindre ?

Enguene : Tout footballeur rêve de jouer pour son pays avant même d’être professionnel. Mon objectif après être passé chez les professionnels, c’est d’intégrer les Lions Indomptables. Mais je dois être patient, continuer à travailler.

CIN : Les éliminatoires de la Coupe du monde 2018 vont démarrer en octobre. Il y a un nouveau sélectionneur qui compte sur les jeunes. Est-ce une bonne occasion pour vous ?

Enguene : Il y a toujours une bonne occasion de démontrer qu’on mérite. Je vais toujours donner le maximum pour qu’un jour, l’entraîneur de mon pays, puisse me donner ma chance. De cette manière, je pourrai démontrer de quoi je suis capable.

CIN : A propos justement de ces éliminatoires, le Cameroun est logé dans la même poule que l’Algérie, le Nigeria et la Zambie. Pensez-vous que les Lions vont se qualifiés ?

Enguene : Le Cameroun est la plus grande nation de football. On va encore le démontrer avec la sérénité, le travail et la discipline. Donc on va y  arriver.