Cameroun – Ligue 1. Ligue 1: des problèmes de programmation

Stade Renard de Melong prend la tête du championnat, dont la planification des rencontres pose problème

 

Des messages pour reporter. Des messages, pour délocaliser. La Ligue de football professionnel du Cameroun a bien choisi son mode de communication. Stade Renard de Melong prend la tête du classement de la Ligue 1 à l’issue de la 11e journée achevée hier.  Eding Sports, bouscule UMS de Loum et devient dauphin. Pourtant, des équipes se plaignent de la qualité de la programmation des rencontres. « Infos Ligue 2 : le match Dynamo –DAC, initialement programmé au stade d’Edea se jouera le 25/04/2017 au stade de la Réunification de Douala à 15h30 », extrait d’un sms diffusé par le département compétitions de la LFPC le 20 avril dernier. Entre le 11 et le 20 avril, cinq sms du genre ont été diffusés. Quand il ne s’agit pas des sites, se sont les horaires qui sont eux aussi changés. Le 8 avril, via sms,  les acteurs recevaient cette information électronique pour des rencontres prévues le lendemain : « Les horaires des matchs suivants ont été revus comme suit : 09/04/2017, stade militaire 16h00-Canon-Union ; 18h00-Dragon-Apejes », lit-on. L’on se souvient encore qu’en mars dernier, alors que les équipes engagées en coupes africaines avaient leurs matchs, la LFPC avait programmé des rencontres et s’était rebiffée le 17 mars, reportant trois matchs comptant pour la 4e journée.
Dans les équipes, panique lors de la délocalisation à la dernière minute ou des reports. Le changement d’horaire, de site, ou de jour a une incidence d’après des coaches, sur la préparation de l’équipe. « L’idéal serait que nous puissions connaître les dates effectives des rencontres quelques journées à l’avance pour mieux planifier les dépenses liées aux déplacements et aux frais. Je joue jeudi mais je ne connaîs pas la suite. Je pourrai jouer dimanche ou mercredi prochain. Je devrais le savoir suffisamment tôt  », confie à CT, Jules-Denis Onana, DG du Canon de Yaoundé.  Nelly Mete, responsable de la programmation à la LFPC explique : « la délocalisation est liée à l’indisponibilité du stade à la dernière minute, soit aux demandes de délocalisation des clubs. Par ailleurs, il y a un nombre d’heures d’utilisation par semaine. Lorsqu’il est dépassé, nous devons délocaliser pour permettre à la pelouse d’être entretenue ». A Yaoundé, l’on compte deux pelouses (stade militaire et l’annexe 1) pour 11 équipes de Ligue 1 et 2. A Douala, 9 équipes pour une pelouse  et à l’Ouest, un seul stade gazonné.