Cameroun : L’expérience du Consupe

Une délégation de la Commission « Musonge » constituée de Benjamin Itoe et de Jean-Marie Bodo a effectué une descente hier dans cette institution.

 

De l’enseigne principale aux plaques secondaires, en passant par les communiqués, tout est publié en français et en anglais. Ce constat a été effectué par la délégation de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) dans les Services du Contrôle supérieur de l’Etat (CONSUPE) hier à Yaoundé. C’était à l’occasion de la descente d’une délégation de la CNPBM, avec à sa tête, Benjamin Itoe, membre de la commission.
Après une heure d’échanges avec le ministre délégué à la présidence chargé du CONSUPE, Mme Mba Acha, et ses collaborateurs, la délégation a entamé une visite dans les services pour vérifier la pratique du bilinguisme. D’abord au Conseil de discipline budgétaire et financière où nombre d’usagers sont entendus. Ici, le ministre rassure de ce que les usagers s’expriment avec la langue de leur choix, les magistrats et autres contrôleurs ayant la possibilité d’échanger dans les deux langues officielles. Il a toutefois été relevé l’importance de traduire les arrêtés dans les deux langes et de les publier au Journal officiel. Autre halte, le centre de documentation et des archives, puis le service de la traduction. Benjamin Itoe et Jean-Marie Bodo n’ont pas manqué de relever que sur les portes, les indications étaient essentiellement en français. Des éléments à changer au plus tôt, a promis le ministre
Pour améliorer le bilinguisme dans ses services, Mme Mba Acha a suggéré de « renforcer les activités de la journée nationale du bilinguisme pour couvrir toute une semaine. Cela va donner la liberté aux départements ministériels et aux structures de mener des programmes intéressants ». Benjamin Itoe a relevé une autre suggestion de cette institution. « Il faut qu’on mette en place des circuits de formation qui demandent un investissement de la part du gouvernement », a-t-il noté.