Cameroun : les richesses minières au centre de la crise anglophone (Issa Tchiroma)

Le ministre de la Communication a soutenu, mardi, que les troubles qui ont lieu dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le fait de quelques mouvements obscurs qui procèdent ainsi pour déstabiliser le pays.

Les manifestations sécessionnistes auxquelles on assiste au Cameroun depuis plusieurs mois seraient orchestrées par des « forces tapies dans l’ombre », dont l’unique objectif serait d’avoir la main mise sur les richesses du sous-sol camerounais. C’est ce qu’a soutenu le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, lors d’une conférence de presse donnée mardi, 24 octobre, à Yaoundé.

« Comme elles savent qu’elles ne peuvent y accéder que si elles ont des marionnettes tapies dans l’ombre, elles essaient maintenant de placer leurs pions, afin de pouvoir semer le chaos dans notre pays. Le but de ces forces tapies dans l’ombre, est d’avoir accès aux ressources dont regorgent les pays de la Cemac. Or, il se trouve que le Cameroun est le verrou de la sous-région, donc elles veulent déstabiliser le Cameroun pour atteindre leurs objectifs », a déclaré Issa Tchiroma Bakary.

Selon lui, les intérêts de ces forces seraient protégés par des ONG qui, sous le couvert de la veille au respect des droits de l’Homme, participeraient plutôt aux tentatives de déstabilisation dénoncées. Dans le viseur du ministre, l’organisation, International crisis group, dont le dernier rapport, publié le 19 octobre, fait état de violences exercées par l’armée camerounaise sur les anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

International crisis group a accusé les militaires d’avoir tiré à balles réelles sur des manifestants non-armés et d’avoir fait un usage excessif des gazs lacrymogènesy compris dans les maisons, ou contre des fidèles sortant des églises. Ce qui aurait faides dizaines de morts et plus de 100 blessés parmi les civils.  Pour Issa Tchiroma Bakary, ces informations « sont fausses », du simple fait que cette Ong, « n’a pas fait de descente sur le terrain, préférant se fier au rapport du Réseaux des défenseurs des droits humains en Afrique centrale(Redhac)  et à quelques journaux paraissant en  France.

Amnesty international, le Redhac, Reporters sans frontières sont d’autres organisations citées mardi par le ministre de la Communication. « Cette coalition, dont le réseau des Ong prétendument caritatives -qu’il s’agisse d’Amnesty international, d’International crisis group, de Human rights watch, de Commitee to protect journalists, du Réseau des droits de l’Homme en Afrique centrale, ou encore, de Reporters sans frontières pour ne citer que celles-là-, n’est que la face visible de l’hydre. Cette coalition disais-je, doit savoir que le peuple camerounais n’est pas dupe de leurs collusions et de leurs visées déstabilisatrices », a soutenu le ministre de la Communication. Il a annoncé, dans la foulée, que l’organisation International crisis group n’aura plus d’autorisation pour mener ses activités au Cameroun.