Cameroun : les recettes budgétaires internes en baisse de 5,2% au premier trimestre 2017

701,3 milliards de francs Cfa. C’est le montant des recettes collectées sur le territoire camerounais au premier trimestre 2017. Selon le rapport d’étape de l’exécution du budget 2017 de l’Etat, ces recettes sont en baisse de 5,2% (soit un peu plus de 38 milliards de francs Cfa au total) par rapport à la même période en 2016, au cours de laquelle elles avaient culminé à 739,7 milliards de francs Cfa.

Selon le ministère des Finances, cette contre-performance est imputable, pour l’essentiel, au recul observé dans le recouvrement des impôts et taxes diverses par les administrations douanières et fiscales.

En effet, du fait d’un ralentissement global de l’économie locale, ces deux entités n’ont pu officiellement collecter que 617,4 milliards de francs Cfa, à fin mars 2017, contre des prévisions budgétaires de 716,7 milliards de francs Cfa, ce qui révèle un gap de 99,3 milliards de francs Cfa. Sur la même période, en 2016, les recettes fiscalo-douanières du pays s’étaient établies à 685,5 milliards de francs Cfa, soit 68,9 milliards de plus que l’enveloppe collectée, cette année, au cours de la période sous revue.

Au demeurant, en dépit d’une conjoncture internationale qui continue d’être morose, par rapport aux années antérieures, les recettes pétrolières, elles, ont cru de 54,8% au premier trimestre 2017 (27 milliards de francs Cfa en valeur absolue), à cause de la petite embellie observée sur les cours mondiaux de l’or noir en début d’année.

Afin de faire face aux difficultés financières imposées par la baisse des cours mondiaux du pétrole brut, premier produit d’exportation du Cameroun (40%), avec une contribution de 25% aux recettes publiques, et aux dépenses induites par la lutte contre Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, le gouvernement camerounais vient de conclure un programme triennal avec le Fonds monétaire international.

Ce programme, assorti d’un prêt de 390 milliards de francs Cfa, à débloquer sur une période de 3 ans, permettra, officiellement, de conduire des réformes structurelles visant à restaurer la viabilité budgétaire du pays et à impulser la croissance économique via le secteur privé.