Cameroun: Les PME tardent à investir dans l’électricité

Ces dernières savent, pourtant, qu’elles ont tout intérêt à se lancer dans la production locale de l’énergie.

Surtout que des opportunités de se faire beaucoup d’argent existent. Par manque de ressources financières ou d’informations, plusieurs entreprises camerounaises ne s’intéressent que de loin au projet Invest’Elec, Initiative de promotion des investissements privés dans le sous-secteur de l’électrification rurale. S’il est certain que certaines de ces PME ont marqué leur intérêt sur les 300 sites étudiés, ce chiffre reste encore marginal comparé au potentiel énergétique camerounais. Et pourtant, toutes savent qu’elles auraient tout intérêt à se lancer surtout que des opportunités existent. Selon le directeur général l’Agence de régularisation du secteur de l’électricité (Arsel), Jean-Pierre Kedi, pour à peu près 1 400 mégawatts d’énergie électrique produite au Cameroun, on a un chiffre d’affaire de 600 milliards de FCFA par an. « Les hommes d’affaires doivent investir dans l’électricité pour créer de la richesse ; nous les prions de se concentrer dans le secteur de l’énergie électrique. Il y

a plein d’argent à gagner », expliquait-il le 2 mars 2017 à Douala à l’attention des chefs d’entreprises camerounaises. En effet, en boostant l’offre en énergie électrique, les entreprises pourront aussi se faire de l’argent dans la construction des ouvrages, l’exploitation, le traitement de l’énergie et l’implantation des usines. Grâce au projet, l’Arsel a non seulement formé près de 200 PME, mais il a aussi inventorié près de 300 sites pouvant accueillir des projets d’énergies renouvelables recensés sur le territoire camerounais. « Nous avons par ailleurs mis en place la régulation qui pourrait nous permettre de mieux coacher les acteurs, et nous voici à Douala entrain de dire au secteur privé de s’intéresser à se secteur avec lequel on peut faire du bon business », avait confié le patron de l’agence. Notons qu’ Invest’Elec a été clôturé en 2016 et a donné lieu à une réception par l’État du Cameroun représenté par le ministère de l’Eau et de l’énergie et l’Union européenne qui était le bailleur de fonds. Invest’Elec a été transféré à l’Agence de l’électrification rurale (AER), puisque c’était un projet de promotion des investissements dans le secteur rural. L’Arsel n’a été que l’expérimentateur pour tirer des leçons en termes de régulation mais en termes d’implémentation, le projet a été transféré entièrement à l’AER.