Cameroun : les patrons d’hôtels exigent la suppression de la «taxe de séjour»

Le Syndicat patronal des industries d’hôtellerie (SPIHT) du Cameroun vient d’exiger la suppression de la «taxe de séjour», en vigueur depuis le 1er janvier 2017 et, entre autres, à l’origine de la chute drastique des recettes qui se situeraient aujourd’hui entre 50 et 60%.En conclave dans la capitale du pays, Yaoundé, ses membres estiment que cette nouvelle tarification, adossée sur chaque nuitée et qui rentre dans la logique de l’élargissement de l’assiette fiscale, constitue un frein à leur activité.

Le SPIHT, qui évoque la mise au chômage technique de près de 75% des personnels des établissements de tourisme depuis le début de l’année, se plaint de n’avoir pas été associé à l’instauration de cette mesure fiscale.

Dans la foulée, l’interprofession appelle à une concertation avec les administrations concernées et annonce la saisine du Parlement afin de présenter la situation catastrophique qui, avec l’insécurité à l’Est, les troubles sociopolitiques dans les zones anglophones et la vague terroriste dans les régions septentrionales, condamne le secteur à une mort certaine si rien n’est entrepris dans l’urgence.

On rappelle que la «taxe de séjour», instituée par la Loi de finances 2017, impose un prélèvement compris entre 1000 et 5000 FCFA pour chaque nuitée souscrite par les clients.