Cameroun : Les jeunes menacent de marcher contre le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais dans la ville d’Ebolowa

Ils dénoncent l’interpellation de Jean Patrice Akam Akam, le vice-président de l’OJRDPC de la section de la Mvila-Centre 1.

L’interpellation de Jean Patrice Akam Akam, le vice-président de l’Organisation des Jeunes du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (OJRDPC) de la section de la Mvila-Centre 1 au Secrétariat d’Etat à la Défense(SED) n’a pas laissé de marbre les jeunes de la ville d’Ebolowa dans la Région du Sud. Le quotidien Le Jour numéro 2263 rapporte que ceux-ci menacent de marcher contre le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) pour exprimer leur mécontentement. Ils ne sont pas du tout d’accord avec le fait que celui qui porte aussi la casquette de président régional pour le Sud du Conseil National de la Jeunesse du Cameroun (SNJC) ait passé la nuit du 6 septembre dernier au SED.

«Je suis indigné d’autant plus que ça n’honore pas la jeunesse, car les deux protagonistes sont des valeurs connues de tous. J’interpelle les responsables du parti à jouer leur rôle de médiateurs afin de régler cette affaire au plus vite», déclare Cyril Engolo, conseiller municipal de Biwong-Bulu. Un autre conseiller ayant requis l’anonymat martèle: «on est tous fâché. Comment un problème qui doit se régler au sein du parti, on l’emmène au Tribunal parce qu’on a beaucoup d’argent ?».

Le Jour rapporte par ailleurs que, même Joël Emmanuel Bitoumou, le Maire d’Ebolowa 1er qui a une certaine proximité avec le plaignant pense que «ce n’est pas une bonne affaire, il faut trouver un terrain d’entente». Celui-ci ajoute: «nous sommes tous frères et puis c’est la politique».

Pour rappel il faut dire que le conflit entre le président de l’OJRDPC de la Mvila-Centre 1 remonte au lendemain des opérations de renouvellement des organes de base du parti. «Les deux jeunes voulaient à tout prix briguer la présidence de l’OJRPDC avant de se voir contraints de faire des concessions et fusionner leurs listes», écrit le quotidien.