Cameroun : Les Brasseries du Cameroun en procès pour des capsules «gagnantes» de bière

L’affaire est actuellement au Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Centre administratif. L’entreprise accuse l’un de ses anciens employés d’avoir falsifié les capsules de bière mises en compétition lors d’une campagne promotionnelle.

C’est avec Pascal Mbarga Ébosse, l’un de ses anciens employés, que la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun(SABC) est en conflit. Une affaire que relaie le journal Kalara dans son numéro 165. La SABC représentée par Marie Florence Djakan, l’un de ses agents, poursuit donc l’ex-employé au Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Centre administratif. Le mis en cause qui plaide non coupable est accusé de «recel», de façon précise, de «falsification présumée des capsules de bière mises en compétition lors d’une campagne promotionnelle de la société brassicole en 2014».

«Le jeudi 8 septembre dernier, le Tribunal a interrogé les deux témoins de l’accusation et entendu le mis en cause. Au cours d’une précédente audience, Mme Djakan avait expliqué que le 26 février 2014, le centre SABC de Yaoundé a constaté que, sur les 1320 capsules gagnantes reçues ce jour-là, 516 correspondantes à 43 casiers de bières étaient non authentiques. La dame avait déploré le fait que, malgré des précautions minutieuses, des individus jusque-là non identifiés ont réussi à les scanner et les injecter dans le circuit», rapporte Kalara. Outre cela, le témoin a indiqué que le faux dont elle parle était facilement décelable du fait que les écrits mentionnés à l’intérieur des capsules se décollaient. Alors que, sur les capsules régulières, les marques apposées étaient calligraphiées à l’encre indélébile.

«Les soupçons se sont rapidement portés sur Pascal Mbarga Ébosse, ancien employé au sein du service d’impression de la SABC», écrit le journal. Le dénommé Kenfack, un agent du service en charge de la gestion des capsules de bière, avait déclaré au cours de l’audience sus-évoquée que Mbarga Ébosse lui avait remis 100 capsules de bières gagnantes. Et il était difficile de différencier les vraies capsules des fausses.

«Pour sa défense M. Mbarga a affirmé qu’à l’époque des faits – cela faisait sept ans qu’il ne travaillait plus à la SABC parce qu’il a trouvé mieux ailleurs – les 100 capsules querellées, il les a reçues de Justin Messi son ancien collègue qui possédait un dépôt de boissons», rapporte le journal. Le 13 octobre prochain, le verdict de cette affaire sera prononcé.