Cameroun : le rdpc et le sdf ont-ils piégé akere muna ?

Akere Muna is back ! L’homme est de retour dans les médias. Sera-t-il le futur président du Cameroun? A mon avis, il en remplit déjà à lui tout seul, pas mal de  conditions. D’abord, c’est un anglophone. Ensuite, il est parfaitement bilingue. Par ailleurs, il s’agit d’un avocat de talent et de grande renommée.Avocat comme pensent devoir l’être, la  plupart des chefs d’état occidentaux, surtout, aux Etats-Unis, sans oublier tant d’autres choses dans sa hotte. Il y a aussi son âge : plus très jeune, mais pas aussi âgé que Paul Biya, ce qui peut le faire apparaître comme le candidat idéal pour une éventuelle transition. Il n’est pas pauvre. Et s’il lui prenait la fantaisie de vouloir se revendiquer de l’héritage paternel, Akere Muna, c’est quand-même le fils de feu Salomon Tandeng Muna, ancien Vice-président du Cameroun !

Mais sans mentir, je  ne sais pas si personnellement, je donnerais un ticket blanc à  Me Akere Muna. Les fils du pouvoir sont et demeurent tous des amis ? Ce sont les mêmes réseaux, des complices ! Voilà pourquoi je ne comprends toujours pas toute cette agitation depuis l’annonce de sa candidature… Après tout, Ben Muna, son frère aîné, avait tout autant  eu des ambitions de gouverner, tout comme Tobie Mbida, le fils d’un ancien 01er Ministre !

Mais ici, la fièvre s’est emparée des réseaux sociaux, de l’opinion publique, des partis politiques, tout particulièrement le Rdpc. On dirait qu’Akere Muna leur inflige  une vraie terreur ! Serait-il le candidat que beaucoup de Camerounais appellent de tous leurs vœux ? Dès l’annonce officielle de sa candidature, le gouvernement a changé son fusil d’épaule, comme s’il se rendait soudain compte qu’il s’était trompé d’ennemi.

Akere Muna a été présenté comme un dangereux terroriste, le vrai instigateur de la sécession qui couve, le maître d’œuvre de la violence dans les  régions où sévit la crise anglophone ! A peine si on ne lui a pas imputé la paternité des caches d’armes trouvées comme par hasard, à 05km à peine de son village… Akere Muna, chef de gang de la république d’ « Ambazonie » ? C’est franchement, à se tordre de rire !

Même si, comme on dit souvent au quartier, « on ne connait jamais vraiment quelqu’un »… Mais au-delà de  toute la cabale et autres annonces tonitruantes, c’est tout autre chose qui va retenir mon  attention. Le déclic va se produire par la marche que devait  organier le Sdf le 21 octobre 2017 à Douala. Avant, le sieur Jean Michel Nintcheu, député Sdf de Wouri 05ème, se faisait  toujours interdire ou autoriser ses marches politiques par Jean Marie Tchakui, alors sous-préfet dans le même arrondissement. Depuis quelques semaines, Jean-Marie Tchakui a été muté sous-préfet à Douala 01er. Curieusement, c’est maintenant à Douala 01er que Jean Michel Nintcheu s’adresse pour ses marches politiques !Curieux non ? Le Sous-préfet l’a autorisé à marcher. Très curieusement, une certaine presse en a fait une finale de coupe du monde de foot ! Avec des titres provocateurs clamant la force de Nintcheu d’ue part, et la faiblesse de Tchakui d’autre part, avec, en prime, des bruits nourris de soulèvement populaire et de violences sociales… Tout était fait comme pour susciter l’interdiction de cette marche, ce qui a été fait ! Voilà comment le Sdf a presque réussi, le temps d’un week-end, à focaliser sur lui, l’attention qu’il avait perdue depuis longtemps auprès du grand public.

Akere Muna était  relégué au second plan. Et si c’était çà, le plan ? Sî c’était là-même, le but recherché par le Sdf et le Rdpc ? Feu Augustin Frédéric Kodock aimait à dire qu’on ne coalise pas contre un faible, et aussi, que quand on se noie, on s’accroche, même, à un serpent ! Et si le Rdpc et le  Sdf nous avaient servi ce stratagème pitoyable pour essayer  d’éteindre l’aura naissante d’Akere Muna ? But, Akere is back ! L’homme semble avoir repris l’avantage. Ses interviewes sont de nouveau recherchées, et ses interventions, très  courues. S’il s’applique, les choses pourraient fort bien se passer autrement…