Cameroun: le projet de construction de nouvelles prisons prend corps

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux, Laurent Esso, humanise les conditions carcérales.

À Bali-Nyongha, Baham, Ngoumou, Bengbis, Ntui, Banguem, Moundemba, les travaux sont assez avancés.
Il est prévu la construction de nouvelles prisons avec espaces pour la pratique des activités pastorales et artisanales. Ces prisons devront obéir aux standards internationaux tant sur le plan de l’espace physique occupé par détenu, que sur le plan de la séparation rigoureuse entre les différentes catégories de la population carcérale à savoir hommes et femmes, adultes et mineurs, des structures éducatives et des ateliers de formation. On pense notamment à la construction de la prison de Ngoma, sur la route de Douala-Bonepoupa, dans le Littoral. De ce côté, l’on soutient que les travaux ont déjà commencé. Le bâtiment aura une capacité d’accueil de 5000 places et s’étendra sur une superficie de 30 hectares.
À Bali-Nyongha, Baham, Ngoumou, Bengbis, Ntui, Banguem, Moundemba, les travaux de construction sont assez avancés. Dans le même temps, des aménagements sont faits dans certaines prisons, en vue du transfert des détenus. C’est le cas de Yoko et de Tcholliré 2. Parallèlement, de nouvelles prisons ont été créées à Mbankomo, Touboro, Batibo, Bandjoun, Menji, Tombel, et Limbe.

Vraisemblablement, ces différents chantiers témoignent de la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de détention. Et, le retour de Laurent Esso au ministère de la Justice est une bonne chose en ce que sa volonté d’arrimer les prisons camerounaises aux normes internationales n’est que trop bien connue.
État des lieux. Avec 26.702 détenus pour une capacité d’accueil de 17.000 places, les prisons au Cameroun sont surpeuplées. Il est également notoire que l’infrastructure pénitentiaire est fortement dégradée pour la plupart, car constituée de vieux bâtiments, datant pour certains de la période coloniale. Des bâtiments qui n’ont guère fait l’objet de réfection depuis des lustres. La prison centrale de Yaoundé (Kondengui), par exemple, a été construite dans les années 1960 pour une capacité d’accueil de 1.500 places. Aujourd’hui, cette prison compte environ 4.234 détenus. La prison de New-Bell à Douala a été construite à l’époque coloniale pour abriter 500 prisonniers. Des travaux d’aménagements ont été faits au fil des ans et accueille actuellement près de 3.150 détenus. La prison de Monatélé, quant à elle, a été construite avec une capacité d’accueil de 150 places. Aujourd’hui, elle héberge 478 pensionnaires. La maison d’arrêt de Bertoua construite, 120 places, en héberge 680. La prison de Maroua, 350 places, en héberge quant à elle 1.360.
La prison de Nkongsamba, construite pour 200 détenus, a une population carcérale estimée à 432 détenus. Tandis que la prison de Bafoussam, créée en 1952 avec une capacité d’accueil de 600 places, compte à ce jour 857 détenus. Heureusement, les pouvoirs publics sous l’impulsion de Laurent Esso, ont décidé de mettre en musique la politique pénitentiaire dont le but est d’humaniser les conditions carcérales au Cameroun.