Cameroun: Le gouverneur du Sud pour le respect des accords avec le Mali

Pour Jules Marcellin Ndjaga, il s’agit de réguler les flux migratoires dans son territoire de commandement.

En campagne de sensibilisation contre l’insécurité menée récemment à Ambam et Kyé-ossi dans la Vallée du Ntem, Jules Marcellin Ndjaga, gouverneur de la Région du Sud a recommandé particulièrement aux autorités de ce département, le respect scrupuleux des conclusions portant sur le nouvel accord de mouvement des personnes et des biens entre le Mali et le Cameroun. Ce traité entre le Mali et le Cameroun signé depuis le 6 mai 1964 à Bamako permettait aux ressortissants étrangers vivant dans l’un des deux pays étrangers de jouir des mêmes droits que les nationaux est désormais caduc. Un visa d’entrée pour leurs ressortissants respectifs est dorénavant institué.
S’appuyant ainsi sur la révision de cette convention conclue seulement il ya quelques temps à Yaoundé sur la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays, obligeant désormais à un Malien, l’obtention d’un visa pour séjourner au Cameroun, Le gouverneur du Sud est clair. «Dorénavant, le malien doit être considéré comme un étranger au Cameroun et présenter par conséquence ses pièces officielles en tant que tel. Nous sommes entrain de nous préserver contre le mal, il peut être ‘’Malien’’ tout comme les autres ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. Qu’on ne laisse pas les étrangers entrer au Cameroun par la Guinée Equatoriale. Pour venir au Cameroun on n’entre pas par la Guinée Equatoriale. Le Cameroun n’est pas une poubelle. Nous ne combattons pas les étrangers, mais nous disons que les étrangers, il faut les suivre. Les autorités de Kyé-ossi doivent suivre ces gens quand ils arrivent et savoir quel genre de message ils délivrent», a martelé Jules Marcellin Ndjaga «Ces derniers jours, l’ennemi a changé de tactique. Ils ne combattent plus avec les armes que vous connaissez, mais fait exploser les petits enfants à travers des attentats suicides, des kamikazes, question de créer la terreur. Alors, les populations de Kyé-ossi doivent être plus vigilantes», a-t-il conclu.

L’Arrondissement de Kyé-ossi, carrefour des trois frontières sépare la Cameroun, Guinée Equatoriale et le Gabon, avec une longue frontière très poreuse qui traverse les arrondissements de Ma’an et d’Olamzé, est le poumon économique de cette partie du pays. A ce titre, la ville de Kyé-ossi devrait être prise avec plus de sérieux afin de gérer avec efficacité le flux migratoire observé dans cette zone. Un accent sur les rafles et bouclages sont donc nécessaires.

Les autorités locales interpelées
«Nous devons soigner nos comportements vis-à-vis de la population question de les amener à adhérer à la politique du gouvernement mais aussi aux messages que nous leur délivrons», a relevé le gouverneur Jules Marcellin Ndjaga aux autorités de la Vallée du Ntem, les sensibilisant ainsi sur leurs dérives.
Le gouverneur semblait donc rappeler à l’ordre ces responsables sur leur rôle en tant que serviteurs du service public est de servir le peuple et non de se servir. Pas de brimer les populations qui n’attendent de nous que l’encadrement et l’amélioration de leur condition de vie. Selon le Gouverneur, ces derniers doivent améliorer au quotidien leur rapport avec les populations, pas de se regarder en chien de faïence.