Cameroun : le Gicam regrette de n’avoir pas été associé à l’élaboration du projet de loi de finances

Le président du Gicam a fait cette remarque au Premier ministre, Philemon Yang, au cours d’un entretien qui s’est tenu entre les deux hommes le 12 octobre dernier à Yaoundé.

Le Premier ministre, Philemon Yang, a accordé une audience à une délégation des membres du Conseil exécutif du Gicam, le jeudi le 12 octobre dernier, à la tête de laquelle son président, Célestin Tawamba. Dans le compte rendu de cette audience, l’on apprend que le président du Gicam est allé partager sa vision du dialogue public-privé, avec le chef du gouvernement.

Célestin Tawamba en a profité pour esquisser quelques préoccupations des entreprises, qui portent notamment sur la dette intérieure et les crédits de TVA qui paralysent la trésorerie des entreprises et les investissements; la concurrence déloyale, la pression fiscale, le contentieux fiscal, le marquage fiscal, le rationnement des devises, la réforme du Cameroon business forum, la multitude d’interlocuteurs étatiques dans le dialogue public/privé : Minepat, Minfi, Mincommerce, Minimidt, Minpmeesa, etc.

Le président du groupement inter-patronal a surtout insisté sur la nécessité d’avoir un dialogue franc, sincère et transparent avec le principal partenaire du secteur public. Il a ainsi regretté au passage, que l’institution dont il a la charge, n’ait pas reçu une copie du projet de loi de finances et encore, que ce projet ne fasse pas l’objet d’un dialogue avec l’administration fiscale notamment.

De son côté, le Premier ministre a invité la délégation du Gicam à lui faire des propositions pour améliorer la fiscalité. Il a également promis de répercuter les préoccupations les plus importantes aux ministres concernés, notamment la transmission du projet de loi de Finances, les questions de la dette intérieure et du remboursement des crédits de TVA.

En rappel, lors de son élection en juin dernier, le président du Gicam, Célestin Tawamba, avait promis tout mettre en œuvre pour « infléchir les politiques économiques, fiscales et douanières, dans le sens de la promotion des entreprises locales et de la consolidation de leur compétitivité ».