Cameroun – Jeunesse. SUD,Ebolowa : elle fait de la vente de beignets haricot sont stage de vacances

Son désire était aussi de dormir comme les autres enfants de son âge, où d’assister à une colonie de vacances pour vivre d’une autre manière ce moment de vacances que non.

 

Mamuella Djomo à peine la quinzaine d’âge a choisi la vente de beignets et du haricot comme activité de vacances. Elle a pris son siège au carrefour dit « Côte d’Azur «  à Ebolowa et ceci en plein ‘air devant un débit de boisson pour mener son activité chaque matin. Et ceci six jours sur les sept que compte la semaine, elle est au four et au moulin. Quant à la question de savoir pourquoi les beignets, elle pense à un commerce stable contrairement à celui qui va lui faire faire plusieurs kilomètres de marche par jour. Elle dit le faire pour permettre à sa maman de prendre aussi un petit congé, de pouvoir souffler un peu. Car, ele vaque a ce travail  toute seule pendant l’année scolaire, en cette période nous lui apportons une aide et pouvoir nous permettre de chercher un peu d’argent pour les prochaines rentrées scolaires.

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Etant l’aînée des enfants, elle doit montrer l’exemple pour ces autres cadets, en compagnie de sa cadettes, elles viennent se battre pour la survie. Sans complexe, ses clients qui sont de tous les âges lui ont  déjà donné un petit nom celui de « mama beignets », Mamuella s’y est déjà adaptée. Mêmes ses propres camarades du lycée classique où elle est en classe de première D, lui rendent visite à ce qu’on appellerait  son bureau. Elle peut se targuer de faire des bonnes affaires, elle en fait souvent une dizaine de kilogrammes de farine, avec le haricot, la bouillie, du poisson et du riz. C’est une restauratrice du coin qui attire presque les motos taximen du coin et les chargeurs de la gare routière, sans oublier les familles. Mais ce métier n’est pas sans risque pour la petite Mamuella, elle qui doit quitter le quartier Ekombitié chaque matin à moto pour rejoindre son lieu de travail. Samedi dernier n’était pas le bon jour pour elle, elle a vu sa son haricot et son riz se verser  au sol pendant que la moto roulait. En somme, une grosse perte mais très sport elle compte se rattraper en semaine. Déjà, ses économies lui permettent déjà d’amorcer les préparatifs de la rentrée scolaire. Pour Roger’s, de son vrai nom Mballa Jules  un abonné du lieu, il est question d’encourager les enfants qui se battent dans le bon sens. De les aider à s’occuper en intégrant ces  valeurs de la vie qui sont,  l’effort et l’éthique.  Djomo Mamuella, fréquente  le lycée classique d’Ebolowa, elle déclare que sa rentrée sera heureuse, parce qu’elle ne se stressera pas pour regagner les classes dès la rentrée prochaine. Car, bien avant le début des classes, elle aura déjà achevé les préparatifs pour ses besoins et ceux de ses cadets. Comme pour dire qu’être en vacances ce n’est pas rester sans rien faire, mais juste changer d’activité. Mamuella l’a si bien compris, elle qui est née dans une famille modeste et qui très tôt est entrée à l’école de la responsabilité. Comme elle, beaucoup d’enfants se battent pour aider les parents à joindre les deux bouts pour leur scolarité, un bon exemple en soi. En ce moment où les parents ne savent plus à quel saint se vouer pour que leurs progénitures regagnent les salles de classe.