Cameroun – Japon. 1,7 milliard du Japon pour contrer l’insécurité alimentaire au Cameroun

Le gouvernement japonais a débloqué une enveloppe de 1,7 milliard de FCFA en appui aux opérations d’urgence du Programme alimentaire mondial (PAM) en faveur des populations affectées par l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Cameroun, a appris samedi APA auprès de cette institution du système des Nations unies.

 

Le don dans ce sens a fait l’objet d’une signature entre l’ambassadeur du Japon au Cameroun, Kunio Okamura, et le représentant et directeur pays du Programme alimentaire mondial, Abdoulaye Baldé.

L’agence du système des Nations unies a décidé d’utiliser cet appui «aux opérations d’urgence du PAM en faveur des populations affectées par l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Cameroun», a expliqué Abdoulaye Baldé.

L’insécurité alimentaire s’explique, entre autres, par les attaques de la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-nord du pays et par l’instabilité en République centrafricaine dont les conséquences sont directement ressenties dans la région de l’Est-Cameroun.

Ainsi, plus de 237 964 Camerounais ont été contraints à quitter leur village sans oublier qu’à ces déplacés internes sont venus s’ajouter 350 000 réfugiés venus de la Centrafrique et du Nigéria, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (IOM).

Face à cette situation, le PAM apporte un appui au gouvernement camerounais afin de répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels des populations ainsi affectées.

Chaque mois, explique-t-on, le PAM fournit une assistance alimentaire en vivres et en argent à quelque 548 000 personnes dans les régions de l’Adamaoua, de l’Extrême-Nord, de l’Est et du Nord.

Selon des sources, dans certains camps de réfugiés, l’aide financière du PAM est passée depuis octobre 2016 de 16 000 francs CFA à 8 000 francs CFA par mois en raison des difficultés qu’éprouve le PAM à mobiliser des bailleurs de fonds.

Selon Abdoulaye Baldé, représentant du PAM au Cameroun, «avec le don japonais, il est possible d’envisager d’augmenter cette ration qui se situe à présent à hauteur de 65% par rapport au montant initial».