CAMEROUN :: IRRÉDENTISMES DANS LE NORD-OUEST ET LE SUD-OUEST : L’ONU DÉSAVOUE LES AMBAZONIENS

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies vient de mettre un terme à l’examen d’une requête d’une association de sécessionnistes qui devait ouvrir la voie à une intervention étrangère au Cameroun.

Un autre désaveu pour les partisans de la séparation du Cameroun. Au regard de la qualité de la collaboration et des clarifications fournies par le gouvernement camerounais, le Groupe de travail des communications de la procédure de plainte du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a, à l’issue de sa 25è session tenue du 29 juillet au 2 août 2019 à Genève en Suisse, décidé de mettre fin à l’examen de la requête introduite par Southern Cameroons Community Germany-Hambourg E.V. Le Groupe de travail de l’instance suprême des Nations unies en charge des questions des droits de l’homme motive sa décision par « le caractère politique de la motivation de la plainte qui transparait du libellé de cette communication et le non-épuisement des voies de recours internes par les plaignants ».

Cette autre victoire diplomatico-juridique du gouvernement camerounais est le fruit d’un travail de sape. Notifié le 24 mai 2019 de la requête, le gouvernement a battu le rappel de toutes les administrations concernées par la crise dans le Nord- Ouest et le Sud-Ouest et remis son solide mémoire de défense accompagné d’une abondante documentation avant le délai d’un mois qui lui était imparti. Le portail des camerounais de Belgique. D’après les explications d’une source bien imprégnée du dossier, « le but visé par Southern Cameroons Community Germany-Hambourg E.V. était de tirer avantage d’une opportunité offerte par les procédures du Conseil des droits de l’homme de l’ONU afin de faire imposer une ingérence onusienne (mais en réalité occidentale) au Cameroun au prétexte des violations des droits de l’homme dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». Autant parler donc d’une défaite juridique des sécessionnistes.

En effet, la requête de cette association ayant pour figures de proue les nommés Kingsley Tabot et Julius Nde invite le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à dépêcher une mission d’enquête afin de faire la lumière sur les atrocités commises par le gouvernement camerounais sur les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. De plus, les requérants demandent à la plus haute instance des Nations unies en matière de droits de l’homme d’exiger « aux militaires camerounais de mettre un terme aux arrestations arbitraires, aux actes de torture, aux viols, aux meurtres et aux incendies des villages du Southern Cameroon ; de demander à M. Paul Biya et à son gouvernement de retirer les forces armées camerounaises des Régions sus mentionnées ; d’inviter le gouvernement camerounais à libérer toutes les personnes interpellées et incarcérées en relation avec la crise dans les Régions anglophones, de coordonner et de faciliter le retour des réfugiés et des exilés des Régions anglophones dans leurs villages ».

La doléance la plus significative est sans conteste l’exigence d’une assistance aux populations des Régions anglophones en vue de l’organisation « d’un référendum/conférence pour décider de leur avenir politique ».