Cameroun – Institutions: Voici ce qu’Atangana Mebara disait du Conseil économique et social

Dans le livre intitulé «Le Secrétaire général de la Présidence de la République au Cameroun», ouvrage sous-titré «Entre mythes et réalités», l’ancien Secrétaire général de la Présidence de la République déplore l’inactivité de cette institution.

C’est en février 2016 qu’est paru aux éditions l’Harmattan, l’ouvrage intitulé «Le Secrétaire général de la Présidence de la République au Cameroun», de Jean-Marie Atangana Mebara l’ancien Secrétaire général (Sg) de la Présidence de la République (PR). Dans la deuxième partie de ce livre sous-titré «Entre mythes et réalités», Jean-Marie Atangana Mebara déplore «l’immobilisme» du Conseil économique et social (Ces). C’est à la page 145. «Je dois vous dire aussi que je n’ai pas compris pourquoi les responsables de cette institution se sont complu dans cette sorte d’immobilisme», écrit l’ancien Sg/PR. Ce dernier aujourd’hui incarcéré à la prison centrale de Kondengui ajoute «ce statu quo est maintenu depuis des lustres».

Le quotidien Mutations édition du 14 juin 2017 qui a également parcouru cet ouvrage, note que plus loin Mebara souligne que les capacités du Ces sont grandement inexploitées. En illustration il parle du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce) et la vision 2015. «Ne pensez-vous pas que le Conseil économique et social normalement constitué aurait permis d’améliorer ces documents et surtout d’obtenir une plus grande adhésion et participation des forces vives économiques et sociales à leur réalisation ?», interroge l’auteur.

Pour Mebara le Ces peut être important au Cameroun «en permettant notamment un dialogue régulier entre les forces vives économiques et sociales de la nation, dialogue qui permettrait l’émergence de consensus sur différents problèmes économiques et sociétaux». Sur la composition du Ces il écrit «je puis seulement vous dire que pendant les quatre années passées au Secrétariat général de la Présidence, je n’ai pas entendu parler d’un projet de nomination des membres du Conseil économique et social, soit qui aurait été transmis avant mon arrivée, soit qui aurait été remis au Chef de l’Etat pendant mon Ministère au Secrétariat général de la Présidence. Je suis persuadé que c’est au président dudit Conseil de prendre les devants».