Cameroun – Institutions: Les chantiers inachevés du Président de la République, Paul Biya

Conseil constitutionnel, Haute Cour de Justice, Conseil régional… Des institutions prévues par la Loi fondamentale qui ne sont toujours pas mises en place.

Selon Le Messager du mardi 14 juin 2016, Paul Biya, le Président de la République, voudrait que les Camerounais retiennent de lui l’image de l’homme qui a apporté la démocratie et la prospérité au Cameroun. «Mais au-delà de ce vœu pieux (…), le Président de la République ne semble pas prompt à implémenter ce postulat qui le ferait entrer dans l’histoire», peut-on lire.

En effet, la Loi fondamentale du 18 janvier 1996 portant révision de la Constitution du 2 juin 1972 modifiée par la Loi du 14 avril 2008 en vigueur prévoit la mise en place du Conseil constitutionnel, de la Haute Cour de Justice, du Conseil régional et la Publication du décret portant application de l’article 66 sur la déclaration des biens.

«Après la mise en place du Sénat, les Camerounais attendent depuis plusieurs années l’avènement du Conseil constitutionnel dont les attributions et l’importance ne sont plus à démontrer. Depuis lors, plus rien…», indique Le Messager.

La Loi fondamentale dispose en son article 6, alinéa 4, «qu’en cas de vacance de la Présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel, le scrutin pour l’élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu 20 jours au moins et 120 jours au plus après l’ouverture de la vacance». D’où le rôle central que joue cette institution dans la transition politique au Cameroun.

La Constitution du Cameroun prévoit également la mise en place d’une Haute Cour de Justice. «Cette institution a pour compétence de juger les actes accomplis, dans l’exercice de leurs fonctions, par le Président de la République en cas de haute trahison, le Premier Ministre, les autres membres du Gouvernement et assimilé, les hauts responsables de l’administration ayant reçu délégation de pouvoirs, en application des articles 10 et 12, en cas de complot contre la sureté de l’État».