Cameroun – Inoni Ephraïm/Tribunal: «Je n’ai pas choisi de naître dans le Sud-Ouest»

L’ancien Premier Ministre était le 13 juin 2017 à la Cour suprême où est examiné le pourvoi formulé par ses conseils. A la demande du premier président de cette juridiction Inoni Ephraïm s’est exprimé.

Inoni Ephraïm ancien Premier Ministre (Pm) par ailleurs ex Secrétaire général (Sg) à la Présidence de la République (Pr) s’est rendu le 13 juin 2017 à la Cour suprême. Il y avait une audience à la section spécialisée. Dans la salle d’audience étaient présents quelques membres de sa famille qui affichaient une mine plus que «triste». Pour mettre fin à ladite audience, Daniel Mekobe Sone le premier président de la haute juridiction a donné la parole à celui qui fut Pm de 2004 à 2009 au Cameroun. Prenant la parole il a déclaré «monsieur le premier président, Jésus Christ quelques heures avant sa mort était au courant de tout ce qui devait lui arriver, mais il a décidé de garder le silence. Lorsqu’on est en communication régulière avec Jésus Christ, on ne parle pas beaucoup. Je n’ai pas choisi de naître dans le Sud-Ouest ou à Yaoundé. Malgré tout je suis et je reste camerounais. Je m’en remets à votre conscience».

Il faut dire que c’était une audience à laquelle a également pris part Jean-Marie Atangana Mebara  ex Sg de la Pr. Il s’agissait en fait de l’affaire Ministère public contre Antaganga Mebara et Inoni Ephraïm. Il se trouve qu’après leur condamnation de 20 années d’emprisonnement, les deux mis en cause ont introduit un pourvoi en cassation aujourd’hui examiné par la haute juridiction. Pour savoir ce que fera la Cour suprême à ce sujet, comme le dit le quotidien Le Jour édition du 14 juin 2017 qui relaie aussi cette information, il va falloir attendre. Car l’affaire a été renvoyée au 27 juin 2017. Pour rappel c’est le 2 octobre 2013, que les deux hauts cadres de l’administration ont été condamnés à 20 années d’emprisonnement ferme par une décision du Tribunal criminel spécial. Ils étaient poursuivis premièrement pour un présumé détournement des deniers publics de la somme de 287 millions de FCFA et la deuxième infraction porte sur le détournement d’un milliard quatre cent milions de FCFA.