Cameroun : Infrastructures sportives: on va se réajuster

Le pays dispose de plusieurs sites pouvant abriter les six poules désormais en jeu.

Le Cameroun avait-il anticipé sur l’augmentation du nombre des équipes par la CAF, à la surprise générale, pour 2019 ? On serait tenté de le croire en revisitant le point de presse du ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt, la semaine dernière. Celui-ci avait choisi de rencontrer les médias pour faire le point sur l’évolution des différents chantiers. On apprenait alors que le cahier de charges de la CAF exigeait par site, un stade de compétition et cinq terrains d’entraînement. Soit 24 terrains nécessaires pour accueillir les 16 équipes au minimum. Or, le Minsep annonçait déjà 32 stades prévus pour cette compétition par le pays hôte. Soit 11 déjà fonctionnels, à la faveur de l’organisation de la CAN féminine 2016, 14 à réhabiliter et sept à construire parmi lesquels les complexes d’Olembe (Yaoundé) et de Japoma (Douala). En l’état actuel, le Cameroun disposerait des six stades nécessaires pour accueillir 24 pays au lieu des 16 prévus au départ. Ainsi, Yaoundé accueillerait deux poules sur les sites de compétitions d’Olembe et Omnisports, avec certainement d’autres stades d’entraînement à construire ou à réhabiliter. Le site Douala-Buea-Limbé recevrait également deux poules avec la possibilité, après la réhabilitation du stade de la Réunification, d’avoir un troisième stade de compétition en plus de Japoma et l’Omnisports de Limbé. Quant aux sites de Garoua et Bafoussam, il n’y aurait plus qu’à rénover et construire les terrains comme prévu dans le programme des infrastructures sportives. Et si l’on en croit le Minsep, tous ces chantiers devraient être livrés au plus tard en octobre 2018. Le Cameroun est donc prêt à relever le défi que la CAF lui impose à moins de deux ans de la CAN 2019. On doit avoir moins d’une dizaine de pays africains capables d’accueillir 24 équipes au pied levé comme ça. Car comme le recommandait le président de la Fédération algérienne de football, Kheïreddine Zetchi, avant l’adoption de ces réformes sur les antennes de RFI, « Il va falloir bien étudier la faisabilité par rapport au contexte du continent africain. Il faut une cartographie des potentialités de chaque pays pour voir si nous sommes réellement prêts sur le plan organisationnel avant de se lancer dans une CAN à 24 ». La CAF a décidé que l’Afrique était prête et le Cameroun le sera donc.