Cameroun – Infrastructures routières: Le Cameroun a mal à ses routes

Certains axes routiers du pays sont pour la plus part dégradés ou tout simplement inachevés.

Le quotidien le Jour dans son édition de ce vendredi 28 août 2015, présente l’état de certains axes routiers du Cameroun. Et le moins que l’on puisse dire est que la situation est préoccupante.

Sur l’axe Maroua-Kousseri dans  la région de l’extrême-Nord, le journal indique  que  «depuis le retour de la saison des pluies, il est quasi impossible  de rallier les deux villes par automobile. La route  fait 265 Km et se parcourt en 12H de temps. Un habitant de Maroua prénommé Joël, qui s’est confié au journal soutient qu’« il y  a un tronçon d’une soixantaine de kilomètres entre Maroua et Mora. D’antan on le parcourait en 45 minutes.  Maintenant, il faut un véhicule 4×4 et rouler tout au plus à 40 km/h».

D’après le journal, «une lueur d’espoir était née en 2013 avec l’arrivée d’une entreprise chinoise qui devait procéder à la réhabilitation de cet axe. Malheureusement, en mai 2014, des terroristes de Boko Haram sont venus en enlever une dizaine. L’entreprise a stoppé ses travaux».

Dans le Nord, la chaussée sur l’axe NGaoundéré-Garoua est dégradée à 60%.  «Il faut huit heures aux usagers de la nationale n°1 pour rallier le chef lieu de la région du Nord sur une voie où des grands trous se sont formés sur la chaussée».

Toujours dans la catégorie des axes dangereux, le Jour évoque l’axe Douala-Yaoundé. Avec une chaussée étroite, un trafic constitué à 40% de camions desservant l’Afrique centrale, la nationale n°3 est considérée comme étant l’une des voies les plus dangereuses du monde.

Et puis il y a l’axe Douala-Bafoussam, présenté comme étant la route la plus fréquentée du «triangle de la mort». Elle est également, souligne le journal  la route la plus lente à cause du mauvais état de la route et la multiplication des dos d’âne.