Cameroun – Indignation: Un militaire tabasse une enseignante à Bafoussam (Ouest)

L’homme en tenue n’a pas digéré la fessée administrée par l’enseignante à son fils. La scène s’est déroulée le 19 septembre dernier à l’Ecole publique du garage militaire à Baleng, département de la Mifi.

C’est une histoire qui suscite l’indignation  de nombreux internautes depuis quelques jours. C’est l’histoire de Louisette Teualem, enseignante à l’école publique du garage militaire de Baleng dans le département de la Mifi, région de l’Ouest.

[InArticle]

L’enseignante a été copieusement tabassée par un militaire le 19 septembre 2019. «Ce parent peu ordinaire a fait irruption dans cet établissement peu après le début des cours, aux environs de 8h30. Selon la directrice de l’école, sa collaboratrice a corrigé l’élève ainsi que plusieurs de ses camarades la veille pour n’avoir pas fait leurs devoirs. C’est donc en guise de vengeance, que l’homme en tenue, parent d’élève a débarqué dans la salle de classe et a asséné des coups de poings à l’enseignante, la laissant dans un état inconscient», précise le quotidien Le Jour dans son édition du mardi 24 septembre 2019.

«Une de ses collègues venue à la rescousse sera intimidée et saisie à la gorge par le même parent en furie. Anne Kadji, la directrice de cet établissement, alertée par les cris, subira par la suite le même sort en recevant un coup qui la projettera aux escaliers», ajoute notre confrère.

D’après des informations recueillies par le journal au sein de l’établissement scolaire, «le même monsieur avait agressé verbalement le maître du CM2 l’année dernière, juste parce que ce dernier avait mis son enfant à genou pour devoir non fait. Pour cet autre cas, l’enfant aurait averti son maître en lui rappelant que son père est militaire».

Après 48 heures de soins à l’hôpital régional de Bafoussam, Louisette Teualem a retrouvé son domicile. La gendarmerie de Baleng a ouvert une enquête afin de déterminer les motivations réelles de ce qu’il convient de qualifier «d’abus de pouvoir». Pour sa part, la direction de l’établissement a saisi les autorités administratives et la hiérarchie de l’Education de base. «A titre conservatoire, le conseil de discipline a décidé d’exclure l’enfant définitivement de l’école», indique Le Jour.