CAMEROUN: ILS ONT MARQUÉ L’OUEST EN 2018 (SUITE ET FIN).

13-Jean-Baptiste Sanga : Sur les traces du bâtisseur Joseph Kadji Defosso

Son intelligence est vive, et il recherche l’indépendance, il aime les changements et les nouvelles expériences dans tous les domaines. Il a besoin de bouger et possède des capacités d’analyse et d’innovation. Il laisse apparaître une certaine discrétion.

Son nom : Jean-Baptiste Sanga. C’est le nouveau de la commune de Bana. Il succède ainsi à son oncle, Joseph Kadji Defosso décédé au mois d’aout 2018 dans un hôpital en Afrique du Sud, laissant de nombreux fils et petits-fils orphelins toute sa sœur cadette, Joséphine Jangué. Octogénaire, cette dernière est sans voix ce samedi 15 septembre 2018. Elle n’a pas pu délivrer de témoignage lors des obsèques de son frère aîné. Elle garde certainement de nombreux souvenirs de la vie du fondateur de l’union camerounaise des brasseries (Ucb). Des souvenirs évoqués par son fils, Jean Baptiste Sanga. Au nom de Joséphine Jangué, celui-ci a fait savoir qu’il existait une complicité absolue entre celle-ci et son frère ainé qui a toujours su la protéger depuis sa tendre enfance lorsqu’il allait chercher de l’eau au marigot. Mariée à la monsieur Sanga, celle a continué à bénéficier du soutien de Joseph KadjiDefosso. C’est ainsi que son fils, Jean Baptiste Sanda rejoint le domicile Kadji à New-Bell à Douala. Il quitte de là pour poursuivre au frais de cet oncle maternel des études de meunier. Revenu au Cameroun en 1975, il travaille avec Joseph Kadji Defosso pour la création de Supermarché du Cameroun(Supercam). En compagnie d’Odette Kadji, la fille ainée du bâtisseur, ils se battent pour faire marcher cet espace commercial dans un environnement extrêmement rude. Quelques temps après, Jean Baptiste Sanga décide de voler de ses propres ailles. «Papa tu m’as appris la vie ! Tu m’as appris à voler de mes propres ailles. J’étais fasciné par tout ce que faisait papa », témoigne-t-il. Des qualités qui ont prévalu en sa faveur au cours d’une élection tenue le 27 décembre 2018 et présidé par le préfet du Haut Nkam Mamoudou. A l’occasion, les 23 conseillers municipaux tous du Rdpc ont porté leur choix sur Jean Baptiste Sanga comme nouveau maire de la commune de Bana. Le patron de l’imprimerie Graphics  Systèm et Pca de la société Assurance Générales du Cameroun(AGC). En resumé, il est à noter que Jean Baptiste Sanga, s’entoure souvent de personnes paisibles, coopératives et sociables, le genre de personnes que l’on peut bousculer. « Il est intelligent, autoritaire, indépendant et possède avec beaucoup d’énergie, le sens du commandement. Il a un certain pouvoir d’attraction et aime analyser les choses et se cultiver. Il fait preuve d’une grande vivacité d’esprit et ses convictions sont fermes et rapides. pIl possède un pouvoir de création important. Il est équilibré et stable avec une sensibilité profonde. Il a la possibilité de guider les autres, et cela se révèle pour lui souvent comme une vocation ou une mission », comment un de ses proches. Comme pour dire que Jean-Baptiste Sanga saura tenir sur le siège de maire de la commune de Bana.

 

14-Fréderic Djeuhon : le pacificateur et justicier confirmés

La marche de Fréderic Djeuhon vers les cimes du progrès via la cohésion sociale est incontestable. Courant l’année 2018, à travers la crise au sein de la Panthère sportive du Ndé, il a su gardé son sang froid et sa lucidité pour ramener les uns et les autres à la sagesse. Connu pour son objectivité, son discours pour ramener les uns et les autres à la raison étaient ponctué de sagesse. Une Homme sage et pacificateur  en effet? On pourrait bien et très coller cet attribut à ce polytechnicien qui n’aime pas faire de bruits. Car sa combativité contraste fortement avec son sens de la mesure. Dr Ing Diplômé de l’Institut Polytechnique de Lorraine en France, il ne manque point de se démarquer dans l’arène politique du département du Ndé. Porté à la charge de président de la commission communale des opérations de renouvellement des organes de base du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans le Ndé, il n’a lésiné sur aucun moyen pour faire prévaloir l’ordre au cours desdites élections. En dépit des vives tensions animées par des camps en compétition et diverses pressions nourries en haut lieu, il a su se mettre au-dessus de la mêlée, en organisant des élections, moins contestée. Ainsi, la soixantaine sonnée, il apparait comme un modèle à suivre pour nombreux jeunes du fait de ses qualités de probité morale et intellectuelle. Expert en Industries Alimentaires & Biochimiques / Président du Bureau Exécutif de la CPET chez Cabinet EBONY, il met son imagination fertile et débridée pour la promotion d’une nouvelle manière de voir et d’être dans le Ndé. Au sujet de la crise ayant affecté la Panthère du Ndé courant 2015, sa dénonciation du management de l’opacité a été sans équivoque. Il sait, dit-on de lui, convaincre, briller par sa communication et défendre son
prestige personnel. Son esprit toujours en alerte lui permet d’astucieuses synthèses et la mise en place de nouvelles idées. « Sans conteste de nature sociable et amicale, Frédéric Djeuhon est doué d’un sens aigu de l’équité. Il a le goût de s’instruire ou de vouloir enseigner et fait
preuve d’une certaine aisance. Il possède le sens du travail, de la
construction, des choses solides qui durent. Il est persévérant, avec
un esprit d’analyse et une logique implacable. Il est bien organisé dans sa tête et fortement efficace dans le développement et la
direction. Il révèle en lui un comportement très équilibré. Il est habité par le souci de rendre service. Il est très généreux et prêt à sacrifier une partie de ses propres intérêts moraux », témoigne l’un de ses proches. Cette position d’avant-garde l’a souvent amené à avoir le sentiment d’être mal
compris sur certains points. Car son fonctionnement, parfois individuel et intransigeant n’est pas du gout de tout le monde. Reste que l’isolement passager ou la perte de certaines prébendes ne font pas peur à Fréderic Djeuhon. Elite du Ndé et président de la chambre des experts du Cameroun, il n’a jamais ménagé des efforts pour le triomphe des idéaux de paix et développement exprimés par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc) dans tous les villages de la commune de Bazou et au-delà… du Cameroun s’est surtout projeté dans le plaidoyer-lobbying pour la relance de l’excellence scolaire Bazou.« Nous osons espérer que le Codebaz va permettre de la relancer et surtout asseoir des bases pour sa pérennisation; ceci en réduisant la personnalisation qui réveille des susceptibilités, sources de soupçons de récupération supposée ou réelle», soutient-t-il. Avant de féliciter le nouveau bureau du Codebaz, Dr Frédéric Djeuhon affirme que c’est l’interlocuteur privilégié pour les forces engagées dans la résolution des entraves au développement durable de Bazou.

15-Elie Ngompé : Une coqueluche à la tête du festival Nyang-Nyang

C’est une forte évidence au sein de la communauté Bafoussam du terroir ou de la diaspora. Elie Ngompé rayonne sur son entourage. Porté en 2018 président du Comité d’organisation du festival biennal Nyang-Nyang par le Fo’o Njitack Ngompé de Bafoussam, il fait bouger des lignes à place des fêtes de Bafoussam. Avec l’appui du vice président de ce comité d’organisation, v Ribeau TA”A Die PAFO. Celui-ci joue un rôle important et même fondamental auprès d’Elie Ngompé qu’il coach avec dextérité. Un soutien très apprécié par Alain Ngompé Nantchouang, prince du groupement Bafoussam. Selon Me André Tassa, «Le polytechnicien Elie Ngompé révèle en lui un comportement très équilibré. » A travers la vivacité et la densité de ses expériences personnelles et professionnelles notamment au sein des entreprises multinationales, on le perçoit comme un précurseur. Pour Elie Ngompé, la route est large. Il se sent probablement en mission au niveau de tout ce qui touche à l’humain et à son développement personnel. Tout comme, il manifeste un engagement singulier et significatif au niveau de la transformation progressive des structures sociales et politiques. En quelques mois de séjour à la tête du comité d’organisation du festival culturel Nyang-Nyang 2018-2019, Elie Ngompé est perçu à cette image : personnage actif et mobile, il s’exprime de façon cérébrale, avec un sens pratique. Profond désir de vivre dans un milieu qui rassemble ou qui s’expose à un public. C’est l’apparence d’une personnalité forte, originale aux aspirations anti-conventionnelles et aux convictions profondes. Elle indique un fonctionnement intuitif et inventif, souvent autonome et solitaire.
Il fait partie de ceux qui aspirent à des connaissances élevées. Il est tenace dans ces options et prêt aux démarches ambitieuses. L’énergie créative ne lui manque pas et sa force physique et morale est grande.

16- Ousmanou Njoya : homme des taches de confiance à Kouptamo

Ousmanou Njoya, maire de la Commune de Kouptamo n’est resté les bras croisés en 2018. C’est l’apparence d’une personnalité courageuse, combative, efficace et discrète. Il dispose de grandes capacités de travail. Au fonctionnement lent, régulier et persévérant, il sait atteindre ses objectifs en matière de développement local. C’est l’homme des tâches de confiance. La fidélité, la loyauté et le sérieux font partie de ses qualités les plus évidentes. Laborieux, méticuleux, inventif et débrouillard, il est à l’aise pour résoudre les problèmes concrets. Il est un consciencieux en chef  de toute l’équipe communale de Kouoptamo.
Le respect du droit, le sens du devoir et ses habitudes rigoureuses font de lui un exécutant minutieux et sûr. il n’y a pas plus besogneux que lui.
Ponctualité, patience et prudence donnent à son quotidien des bases solides sur lesquelles il peut construire des œuvres à toutes épreuves. Pour lui, une commune située en zone rurale peut fonctionner sans problème si elle a un bon percepteur et un bon secrétariat de mairie.
Mais pour qu’elle demeure attractive, peut-être a-t-elle besoin d’un
bon conseil municipal et pourquoi pas… d’un bon maire ? Ainsi multiplie-t-il des contacts pour chercher d’autres financements. Njoya Ousmanou reçoit de nombreux visiteurs, dignitaires entre autres à qui il demande de soutenir son action. Et son plaidoyer trouve des échos et commence à porter des fruits. Sociable et ouvert d’esprit, il n’hésite pas à approcher les gens sans se soucier des différences culturelle, religieuse ou sexuelle. Travailleur acharné au service de l’intégration, il reçoit, informe et encourage à persévérer des personnes en situation. La construction des puits à motricité humaine constitue le socle de ses actions en 2018 en faveur des populations de la commune de Kouptamo. Les populations de Koussoh – Njitapon peuvent le temoigner. Il s’est aussi engagé pour la construction d’un bloc de 01 salle à l’EP Kouncha et l’extension électrique à M4T/BT à NBGETSOUEN 1. L’entretien routier à Njitapon fait partie de ses actions en 2018.

17-Innocent Djonthé : promoteur du 1er collège pour sourds-muets et malentendants de l’Ouest

Innocent Djonthé, président de l’association nationale des sourds du Cameroun et promoteur du Centre d’Education Spécialisée et de Réhabilitation des Sourds et Malentendants (Cersom) entend réaffirmer son engagement pour la promotion des déficients auditifs et assimilés. En 2018, il s’est réjouit d’avoir mis sur pied le 1ER établissement d’enseignement secondaire spécialisé dans la formation des sourds muets et personnes malentendants du Cameroun, le Cobicersom, collège privé bilingue du Cersom. Fondateur du Cersom, il plaide pour le droit à l’éducation de cette catégorie de personnes à travers la vulgarisation du langage des signes dont la journée mondiale est célébrée le 23 septembre de chaque année. Perte de l’audition, incompréhension, isolement, difficulté à se faire appareiller. Ce cumul de handicaps hante le quotidien de plusieurs enfants sourds muets et malentendants du Cameroun. En plus, lorsqu’ils fréquentent les écoles ordinaires ils sont l’objet de toutes les moqueries de la part de leurs camarades , et même de certains enseignants. Ces difficultés permanentes ne sont pas sans conséquence sur la santé mentale des personnes concernées. Pour les résoudre, Innocent Djonthé, préconise un encadrement psychologique et intellectuel adéquat. « La langue des signes, LSF, est une langue avec des mots représentés par des signes. Nous l’avons adopté comme outil de travail. Les résultats de l’école des sourds-muets du Cameroun sont très modestes. Mais nous avons enregistré plus de 80% de réussite au Certificat d’étude primaire(Cep) et au Brevet d’étude du premier cycle(Bepc). Cependant il s’agit d’une initiative qu’il faut encourager et vulgariser. Il faut sensibiliser la population sur cet handicap, attirer l’attention des autorités sur l’ampleur du problème afin de mener des actions concertées et spécialisées. Il faut multiplier les écoles et collèges spécialisés, associer la méthode d’éducation verbo-tonale, créer des écoles de formations professionnelles adaptées aux sourds-muets », explique-t-il. Et de poursuivre : «  Nous sommes déjà engagés à travers la création du collège privé bilingue du Cersom. Nous sommes les premiers au Cameroun à offrir l’enseignement secondaire spécialisé pour les sourds et mal entendants. Nous comptons sur l’élan de solidarité nationale. Un de nos anciens pensionnaires prépare actuellement un Phd. Plusieurs poursuivent des études doctorales en Europe. Nous sommes disposés à recevoir les enfants venant des quatre coins du Cameroun à l’instar de la petite Djoulaïla Bakary qui sort de Tcholiré. Nous estimons que c’est à ce prix que nous pourrons apporter une aide à ces petits ” malades ” qui, à part ce handicap, possèdent les mêmes capacités que les enfants intendants. »

18- François Mefinja Foka : la modernisation de l’Uccao, une priorité absolue

Le directeur général de l’Union centrale des coopératives agricoles de l’Ouest (Uccao) ne se repose pas beaucoup. Et est moins perçu dans les manifestations publiques à vocation décorative qui jalonnent souvent les weekends des barons de la région de l’Ouest. François Mefindja Foka, c’est l’apparence d’une personnalité changeante et mouvante. Elle est caractérisée par son extraversion, sa curiosité et son anticonformisme. En réalité, il s’intéresse à tout et semble tenter toutes les expériences autant physique que liés au monde des concepts et des idées d’avant-garde. Les défis, les aventures, même difficiles sont ses préférés. Esprit libre, ouvert à tout, il sait être très sociable et charmer par son esprit toujours en alerte ainsi que ses attitudes originales. Intelligent et vif, il cherche à inventer de nouvelles façons de vivre, de nouvelles possibilités techniques. Très documenté, il aimer prouver et convaincre. A l’aide d’arguments logiques et de connaissances rationnelles, il n’hésite pas à faire face à ce qui lui est proposé. Une forte personnalité qu’il use pour faire revivre l’Uccao et l’affirmer au plan international. C’est qu’en 2018, il a remué ses meninges pour anticiper sur les menaces qui semblent plomber la relancé de la filaire café au Cameroun. Pour le patron de la plus importante organisation des producteurs de café au Cameroun, la plus grande menace qui pèse sur cette filière de nos jours est la problématique des changements climatiques qui, depuis des années, plombe la production caféière dans le pays.
«Selon le plan de relance des filières cacao et café adopté en 2014, le gouvernement s’est assigné un objectif de 600 000 tonnes de cacao et 160 000 tonnes de café. A cette date, les chiffres ne nous confortent pas, tant en ce qui concerne le café que le cacao. Nous sommes aujourd’hui à 300 000 tonnes de cacao et à peine 30 000 tonnes pour le café. Ces chiffres montrent clairement que la filière caféière ne se porte pas bien, et si rien n’est fait, le café finira par disparaitre pour laisser place à d’autres cultures», prévient François Mefinja Foka. L’Union centrale des coopératives agricoles de l’Ouest (Uccao), l’un des plus importants regroupements de producteurs de café au Cameroun, s’est engagé il y a prés de deux ans à d’investir une enveloppe de 400 millions de francs Cfa pour moderniser son usine de torréfaction et de production du café infusion, a-t-on appris officiellement. Pour ce faire, cette société coopérative a signé en 2017 avec le gouvernement camerounais, une convention lui donnant accès aux avantages fiscalo-douaniers prévus par la loi de 2013 portant incitations à l’investissement privé au Cameroun. Lequel texte prévoit des exonérations allant de 5 à 10 ans, aussi bien pendant la phase d’installation que de production des entreprises bénéficiaires.

Avec sa gamme de cafés moulus, l’Uccao est parmi les porte-flambeaux du café camerounais sur le marché international. Cette société coopérative a, par exemple, remporté le «Gourmet d’or» lors du concours international des cafés torréfiés à l’origine, organisé au mois de juin 2015 à Paris.Pour resté bien informé et se tenir au courant des dernières nouveautés, son directeur genral n’hésite pas à téléphoner, à se déplacer, à voyager rapidement pour pouvoir rester dans la course. Son pouvoir d’adaptation lui permet de se mettre facilement au niveau de ses interlocuteurs. Sa souplesse ou sa flexibilité personnelle lui sont d’une grande utilité dans les situations qui demandent tact, diplomatie et répartie instantanée.