Cameroun – Humeur: Les ex-employés des sociétés d’Etat redescendent dans la rue à Yaoundé

Ces anciens travailleurs depuis 28 ans réclament toujours le paiement intégral du reliquat de leurs droits sociaux.

Mardi dernier, les anciens employés des sociétés d’Etat liquidées ou restructurées sont de nouveaux descendues dans la rue pour révendiquer le paiement intégral de leurs droits sociaux. D’après La Nouvelle Expression du jeudi 20 juillet 2017, ils étaient réunis devant le minsitère des Finances (MINFI) environ une centaine, pancartes en mains. Parmi eux, des déficients visuels, handicapés et des épouses de ces employés, malheureusment décédés depuis plusieurs années pour certains.

« Nous venons réclamer nos droits sociaux. Le collectif des ex-employés des sociétés d’Etat liquidées ou restructurées est dans l’attente de la décision finale sur le paiement intégral du réliquat de leurs droits sociaux », peut-on lire sur lesdites pancartes.

Selon un membre du bureau et conseiller du collectif des exemployés de ces entreprises, « chaque fois que l’on sort un mandatement les fonctionnaires du ministère des Finances se partagent la grande partie. Ils nous donnent la minorité de la somme d’argent et déclarent qu’ils nous ont tous payés. Ils font ceci pour qu’à chaque fois qu’on débloque de l’argent, ils soient plus payés par rapport à nous qui avons droit à cet argent », fulmine Paul Oue.

Pourtant, plusieurs réunions ont été organisées  sous la présidence du directeur des affaires juridiques du MINFI afin que des solutions soient trouvées à ce problème. Mais toutes les résolutions prises n’ont jamais été respectées, peut-on lire dans le journal. « Pendant l’assise nous leur avaons demandé que s’il n’y a pas d’argent, qu’ils donnet à chacun de nous des bons de trésor, appelés titre. Ils font comme des sourds. En plus, nous sommes sûrs que nos propositions vont jusqu’à chez le ministre des Finances. Et parfois ces mêmes fonctionnaires viennent se moquer de nous. Aujourd’hui nous sommes de plus en plus fatigués, on a plus de force, on en a marre de vivre ce calvaire », se plaignent-ils.On serait tenté de croire que ces cris du coeur ne parviennent pas aux oreilles de Modeste Mopa Fatoing. Si oui, qu’est-ce qui coince?