Cameroun – Humanitaire: Mis sur le banc des accusés par l’ONU, le Cameroun est le 7è pays africain d’accueil des réfugiés

Le pays de Paul Biya accueille environ 373 000 réfugiés et demandeurs d’asile.

La 17è Journée mondiale du réfugié s’est tenue le 20 juin 2017 sous le thème « Avec les réfugiés ». L’occasion de faire savoir que le Cameroun est un pays d’accueil pour les déplacés. L’Œil du Sahel du 23 juin fait savoir qu’à ce jour, le pays de Paul Biya abrite environ 373 000 réfugiés et demandeurs d’asile.

Parmi eux, 259 000 sont centrafricains, vivant dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua et du Nord. Un peu plus de 88 000 réfugiés nigérians sont recensés dans la région de l’Extrême-Nord. Environ 20 000 réfugiés urbains vivent principalement à Yaoundé et Douala. Environ 33 nationalités sont répertoriées. Au même moment, le Haut-Commissariat aux Réfugiés prend en charge environ 220 000 déplacés internes à l’Extrême-Nord.

La Journée mondiale du réfugié s’est célébrée à Yaoundé à travers une cérémonie que présidait à l’esplanade de l’hôtel de ville, Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations Extérieures, en présence notamment du représentant du HCR au Cameroun, Etien Lazare Kouassi. Révélation a été faite que notre pays est le 7è en Afrique qui accueille le plus de réfugiés.

« Le Cameroun, bien qu’abritant toutes les communautés – il y en a à peu près 30 à 33 nationalités- nous leur assurons toutes les conditions nécessaires au regard de notre respect des conventions internationales que nous avons signées et auxquelles nous restons très respectueux », a rappelé le MINREX.

Une sorte de mise au point alors que le Cameroun vient d’être mis à l’index par les Nations Unies. Dans un récent rapport sur la question, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres soutient que Yaoundé a organisé les retours forcés des réfugiés vers le Nigeria au mépris d’un accord international qui préconise les retours volontaires. Il demande d’ailleurs à notre pays «de veiller à ce que le retour des réfugiés et  des personnes déplacées dans leur région d’origine soit volontaire, que la décision de retourner se prenne en totale connaissance de cause, en toute sécurité et dans la dignité ».

Des affirmations mises à rude épreuve par la réalité des faits.