Cameroun – Hôpital gynéco-obstétrique: Déjà 1610 malades reçus en consultations externes

Ouvert aux patients le 25 août 2015, ce centre hospitalier a été inauguré par le Premier ministre chef du gouvernement ce mardi 17 novembre 2015 à Douala.

Situé à quelques encablures de l’axe lourd Douala-Yaoundé, l’esplanade du nouveau centre hospitalier de référence de la ville, a connu une ambiance particulière   ce mardi. La cérémonie d’inauguration a réuni  autour de Philémon yang, hommes politiques, autorités traditionnelles, élus locaux et  responsables et l’ensemble du personnel médical.   Après trois mois d’ouverture l’hôpital peut faire son bilan. On apprend cependant que 1610 malades ont été reçus en consultations externes, 4595 examens de laboratoire  ont été enregistrés, et 1004 examens de l’imagerie médicale. De même, 140 patients admis en gynéco-obstétrique  ont conduit à 80 accouchements normaux et 27 césariennes réussies. Le service des urgences a accueilli également 344 patients, et 70 patients opérés globalement.  Pour effectuer ce service, on relève que l’hôpital a débuté avec un effectif  de 31 médecins spécialistes, 16  médecins généralistes, 4 pharmaciens.

En effet, l’hôpital gynéco-Obstétrique de Douala, est un centre spécialisé pour la santé de la mère et de l’enfant. «Je pense que les femmes  enceintes et les enfants vont recevoir ici les soins de qualité. Cet hôpital va contribuer à baisser la mortalité maternelle notamment des suites d’accouchement, mais également la mortalité juvénile parce que c’est ça l’objectif principal est ne plus voir une femme mourir en donnant la vie, perdre son bébé  en bas âge mais permettre que nous ayons des mamans  et enfants en bonne santé», précise André Mama Fouda, ministre de la santé publique. La carte sanitaire du Cameroun s’enrichit une fois de plus.  Établissement hospitalier de première catégorie, c’est également l’une des plus grandes formations sanitaires dans sa spécialité dans la sous-région Afrique centrale.

Fruit de la coopération chine –Cameroun, le Premier ministre en quelques mots a invité les populations de Douala à préserver ce patrimoine.  Et après la découverte de la plaque inaugurale, il va faire le tour du propriétaire pour apprécier les lieux.

Une capacité de 300 lits

On retiendra de la présentation,  que la partie infrastructurelle proprement dite est bâtie sur un espace de 13.700 m2.  Le nouvel hôpital est d’une capacité de 300 lits non compris les berceaux de bébé.  L’ensemble se compose de 11 bâtiments donc 5 au rez-de-chaussée, plus un étage, le reste étant des pavillons. Dans le même sens,  la conception architecturale et l’organisation générale du projet  se structurent  autour d’un bâtiment central, appelé bâtiment technique qui comprend une rame qui permet de faciliter la circulation aux personnes à mobilité réduite. Plusieurs autres bâtiments tels que l’administration, les pavillons de consultation, de diagnostic et de soins notamment  la zone d’urgence. Les différents services qu’offre le centre sont élucidés, il s’agit entre autres des consultations générales et pédiatrie, gynéco-obstétrique, stomatologie, d’Orl. Aussi, il existe un service complet et moderne d’imagerie médicale comprenant un scanner, deux tables radios, des micrographes et un mammographe, un service de laboratoire biochimique équipé d’équipements de dernière technologie. Un bloc opératoire composé de quatre salles complètes notamment équipé selon les derniers standards apprend-on également. Une zone d’accouchement et des zones d’hospitalisation néonatologie, soins pédiatriques, médecine générale et chirurgie. Des services qui sont appuyés par des services techniques, à savoir la conciergerie, la cuisine cantine, la centrale d’oxygène, l’incinérateur, le centre d’épuration des eaux et un grand groupe électrogène pour ne citer que ceux-là.

 D’un coût de 15 milliards de Fcfa

D’un coût de 15 milliards de Fcfa et d’un accompagnement considérable en équipement de la chine, l’hôpital  qui dixit le ministre de la santé «est déjà une bonne destination», mérite une attention particulière. Mama Fouda a profité pour attirer l’attention du personnel.  «C’est bien de construire un bel hôpital, c’est bien de l’équiper, mais après il faut préserver les équipements mais également il faut avoir un accueil qui permet que les patients soient mis en confiance. Je demande au personnel d’être accueillant, disponible mais surtout de rester professionnel afin que cet hôpital soit une destination sûre pour les patients», instruit le ministre. L’hôpital gynéco-obstétrique de Douala, le centre d’urgences médicales de Yaoundé et l’hôpital de référence de Sangmélima sont donc les derniers centres qui s’ajoutent à la carte sanitaire du Cameroun.